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Buzz on your Lips, le collectif qui ne laissera pas Bruxelles dormir.
Interview de Sébastien...
Voir des mecs qui se bougent le c.., nous, sur Shoot Me Again on aime ça, alors voilà l'interview de Sébastien Lefebvre, qui est bien décidé à ne pas laisser la capitale de l'Europe s'endormir sur ses lauriers.
Programmation pointue allant de l'electro au hardcore, Séba écume tous les réseaux underground, allant de l'inédit à l'improposable...
Mais place à lui...
1) Salut Séba, on va commencer par la question traditionelle, peux tu te présenter aux lecteurs d'SMA ?
Salut! Moi C'est Seb, 30 ans, je vis et travaille (dans les Ressources Humaines) sur Bruxelles. Depuis 3 ans et demi, je me suis lancé dans la promotion de concerts et soirées, principalement sur Bruxelles, et occasionnellement sur Liège, à travers mon collectif Buzz On Your Lips.
1bis)J'ai entendu dire que ton paternel était aussi impliqué dans la musique ?
Oui, effectivement, et ce depuis pratiquement 40 ans. Il a organisé des tonnes de concerts (Pavement, Senser, Blur, The God Machine, Laibach, Sergent Garcia, Ludwing von 88, Penthouse, Arkangel,...) et le festival Sortie 23. Il a également été disquaire dans le centre de Bruxelles pendant 5 ans, avant de passer un temps dans le booking d'artistes, entre autres chez Intersection. On s'est totalement perdu de vue pendant pratiquement cinq années, avant de se retrouver pour lancer le premier acte des organisations Buzz On Your Lips, qu'on supposait alors comme un simple one-shot, en mai 2007, au Recyclart de Bruxelles. A côté de ça, il organise encore maintenant des coproductions plutôt punk à l'Entrepôt d'Arlon.
2) Tu as un collectif "Buzz on your Lips", peux tu nous parler de son historique et de ce que tu veux en faire ?
Comme je le disais, c'est parti d'un one-shot. J'ai toujours eu envie de m'impliquer d'une manière ou d'une autre dans la musique, qui reste et restera ma grande passion.
Il y a un peu moins de dix ans, j'ai voulu (ou plutôt songé à...) organiser une date autour de Katatonia, mais je me suis vite rendu compte que je ne me maîtrisais pas vraiment les aspects logistiques et stratégiques d'une organisation, sans appui. Il était donc tout naturel de tenter l'expérience avec quelqu'un qui savait ce que c'était, en l'occurrence mon père.
Il m'a laissé carte blanche et une totale confiance pour la programmation. L'idée, déjà à ce moment là, était de fusionner deux genres et donc deux publics.
Je croyais beaucoup en Kap Bambino, même si la musique électronique - au sens large - était un monde qui m'était pratiquement inconnu... je ne connaissais pas grand chose dans ce rayon à l'époque, mais j'avais envie de miser sur eux. Ils ont fini par jouer ensuite au Pukkelpop, à Dour, aux Nuits du Botanique... De l'autre côté, j'avais vu quelques fois Amenra et c'était vraiment un fantasme d'organiser quelque chose avec eux. On est donc partis sur cette idée de regrouper Amenra et Kap Bambino le même soir, au Recyclart. Year Of No Light, Nadja, Kitbuilders et Genjini ont complété l'affiche, qui était déjà alors armée de cinq groupes étrangers. Des line-up assez étendus, lorsque c'est possible en fonction du lieu et du couvre-feu, ça a toujours été une constante chez nous. Cette première date a été un vrai succès, et à partir de là, il vite apparu que l'aventure allait naturellement continuer.
D'autant que je me suis convaincu, sans surprise, que j'adorais ça. Ca reste quelque chose de magique, de pouvoir confectionner soi-même un plateau, et de finalement décider que tel et tel artiste joueront ensemble à tel endroit. On comptabilise maintenant à peu près 40 dates et 200 artistes dans notre historique, ce qui est énorme pour un collectif qui ne dispose pas de lieu fixe, et qui n'a jamais bénéficié d'aucune aide niveau subsides ou sponsoring. Le fait d'encore exister après tout ça est déjà un succès et une grande fierté pour nous. Donc pour ce qui est du futur, il en va de même niveau objectif: subsister!
3) Tu proposes une programmation assez éclectique, peux tu nous en dire plus ?
A vrai dire, je ne pensais pas être capable de proposer des affiches électroniques de façon régulière, au commencement. Une fois la date avec Kap Bambino passée, j'avais déjà le sentiment qu'on allait devoir se cantonner à la musique à guitares, qui est celle que j'ai toujours estimée et suivie depuis mon plus jeune âge. Involontairement, je me suis rendu compte qu'il était quand même dommage d'investir dans des frais de production et de promotion, en se limitant à un simple concert. A partir du moment où la plupart des frais fixes sont couverts, pourquoi pas ne faire du "deux en un" ? Dès lors, j'ai vraiment accéléré et intensifié mes recherches d'artistes issus des différentes scènes à tendance électronique. Le but a été d'explorer ces scènes, d'une façon rapide tout en n'étant pas brouillon.
Ensuite, cet aspect financier est passé en second plan, parce que j'ai découvert plein de trucs passionnants, voire même provocants.
Il y a finalement pas mal de similitudes entre la scène rock et électronique. On peut très facilement retrouver la noirceur, la lourdeur et la violence de certains artistes post-hardcore ou hardcore, dans la musique électronique. Tout comme il y a des plans punk ou post-rock dans cet univers-là aussi.
Il faut aussi savoir que les artistes issus de la scène électronique se déplacent plus facilement, il ne faut pas forcément attendre une tournée pour les faire jouer. Même si cela a bien sûr un coût. Je me suis donc basé sur cette première soirée du Recyclart, pour me convaincre de mélanger le plus possible les genres, même si il faut bien le reconnaître, attirer plusieurs publics différents n'a pas toujours été simple pour se créer une identité et fidéliser un public. Maintenant, je pense qu'on peut dire qu'on y est enfin arrivé. mais ça a pris pratiquement deux ans, et les premiers les événements qui ont suivi celui du Recyclart n'ont franchement pas était simples à digérer au niveau de l'affluence (souvent faible) et donc, fatalement, au niveau financier. On s'est vites retrouvés dans des situations de "date de la dernière chance", qui en précédait finalement toujours une autre. Jusqu'à l'ultime, qui a fonctionné, et qui nous a complètement relancés. On n'a pratiquement plus jamais essuyé d'échec à partir du moment où on a fait venir Sexy Sushi à Liège en 2008. Ca a vraiment été salvateur pour nous, même si paradoxalement, l'affiche était exclusivement électronique.
Cela dit, je reste un fan de post-hardcore et consorts, et ces groupes là continuent d'avoir droit au chapitre dans nos programmations.
Je ne veux vraiment pas rester figé sur un seul paysage. Chez moi, je baigne aussi dans la diversité musicale.
4) Tu fais jouer les groupes principalement à Bruxelles et à Liège, il y a des raisons ?
Il y a effectivement plusieurs raisons, qui ont varié avec le temps. D'abord, parce que le réseau de salles sur Bruxelles était complètement bouché. Il était devenu impossible de trouver un lieu abordable où faire de la musique jusque 6h du matin. On a donc décidé d'essayer sur Liège, au Factory, puis à l'Inside Out.
Aussi, j'adore le public liégeois. Ca a toujours été plus agréable d'organiser des dates là-bas, même si on n'a pratiquement jamais assumé la moindre promo pour des raisons logistiques et de temps. Ensuite, on a encore assuré des événements sur Liège en doublant les dates de certains artistes qu'on faisait jouer sur Bruxelles la veille ou le lendemain.
A l'heure actuelle, on a trouvé une certaine stabilité sur Bruxelles, et on a donc moins de raisons de revenir sur Liège, mais j'espère vraiment qu'on pourra y refaire quelque chose quand on disposera de plus de temps. On a déjà 8 dates sur Bruxelles à la rentrée...
5)Tu as déjà fait jouer pas mal de groupes, quels sont ceux qui t'ont le plus marqué, le plus surpris ?
Je ne peux pas me permettre de ne pas mentionner Sexy Sushi en premier. Pas pour leur qualité artistique, même si ils ont leur propre univers, assez hors du commun.
Mais sans eux, on aurait abandonné définitivement le collectif, clairement. Ensuite, leur concert à l'Inside Out à Liège a vraiment été mémorable et plein de vie, de fureur, et de folie.
Crystal Castles reste aussi un gros, gros souvenir, même si ils n'avaient à l'époque pas encore sorti leur premier album, et qu'il y avait peu de monde ce soir là.
J'étais vraiment prêt à tout pour les faire jouer, et ça a été une grande excitation de les faire venir ici. Même si par après, je les ai trouvés relativement insignifiants au Pukkelpop, et qu'il semblerait que la chanteuse ne parvienne pas à assumer convenablement plusieurs dates de rang. Il nous ont ouvert pas mal de portes envers les différentes agences de booking étrangères. La collaboration entre Otto Von Schirach et Gabe Serbian, le batteur de The Locust, a aussi été un moment fort et sympathique. Enfin, je pense que l'artiste qui m'a le plus marqué à travers nos soirées est le suédois Covox, qui fait de la musique chiptune, inspirée par les sons 8-bit de jeux vidéo. Il s'est toujours passé quelque chose dans la salle entre notre public et Covox.
Pour ce qui est de l'aspect humain, je suis clairement davantage surpris par la gentillesse et la chaleur des groupes à guitares, comme Amenra, Part Chimp, U.S. Christmas, General Lee ou Woves In The Throne Room. Même si Kid606 et Damage sont eux aussi des gens formidablement gentils. Le chanteur de Bloc Party, qui est venu assurer un dj set à nos soirées, est aussi quelqu'un d'étonnamment simple et profondément gentil.
Bitchee Bitchee Ya Ya Ya m'ont également marqué à tout niveau... ils sont venus jouer leur première date belge chez nous, avec un simple EP sur Kitsuné (un label relativement hype et fashion) sous le bras. C'était musicalement très moche, et ils sont insupportables. Alors qu'ils étaient encore inconnus. Je ne sais pas si ils ont fini par percer. Je suis franc donc je me permets de répondre entièrement à ta question: quand un groupe bouleverse tellement ils sont chiants et mauvais, il faut le souligner aussi. Franchement, faire jouer ce groupe est un chemin de croix. Ca m'énerve encore rien que d'y repenser, alors que cette date a eu lieu il y a pratiquement trois ans...
6)Quelles sont tes préférences en matière musicales ?
J'ai principalement grandi avec Girls Against Boys, Pitchshifter, Dub War, The Jesus Lizard et Henry Rollins. Ensuite il y a eu des trucs comme At The Drive-In, Engine Down, Cursive, Envy, Boysetsfire,
GYBE
ou Circle takes The Square. Depuis toute cette période un peu post-hardcore/emo, il n'y a sans doute que Xiu Xiu qui m'ait totalement marqué musicalement. A l'heure actuelle, j'essaie de revenir le plus souvent possible vers les guitares, mais j'écoute plus régulièrement de l'électronique qui est légèrement prédominante dans nos programmations.
7) J'aimerais que tu me donnes la recette d'un concert réussi ?
C'est une bien difficile question! Déjà, qu'est ce qu'un concert réussi ? Celui où on rentre dans ses frais, celui où l'artiste est content, ou celui où le public est ravi ?
Un peu des trois sans doute... Pour la recette, il n'y en a pas: l'organisation d'événements musicaux n'est pas une science exacte. C'est ça qui en fait toute sa magie.
Ca m'ennuierait profondément que tout se passe comme prévu, à chaque fois. Mais à notre échelon et par rapport à notre profil, un concert est réussi lorsqu'on parvient à surprendre. Que ce soit le public ou les artistes. Et donc, il faut de toute façon essayer d'implanter ce petit quelque chose d'inattendu dans la recette, qui va provoquer l'explosion.
8)J'ai l'impression que la scène dite alternative est entrain de reprendre du poids, je trouve qu'il y a plein de nouvelles initiatives, as tu le même sentiment ?
Pour être franc, je n'ai jamais fait attention à qui organisait quoi avant d'être à mon tour organisateur. Je me limitais à aller voir des artistes sans savoir qui était derrière l'initiative.
Mais oui, il y a évidemment beaucoup d'initiatives récentes, tout comme il y a beaucoup de choses qui disparaissent, malheureusement.
Donc est-ce qu'au final, on y gagne ? Je ne sais pas. Certains partent, d'autres arrivent. Certains arrivages provoquent aussi la mort d'autres initiateurs. C'est à double tranchant. Il semble en tout cas il y avoir un peu plus de lieux disponibles pour organiser des événements qu'il y a 2 ans.
En tout cas, la seule chose que je tiens à dire par rapport à ce noyau de promoteurs, c'est qu'il est dommage de se marcher dessus quand on travaille avec les même difficultés structurelles, dans le même filon. A notre niveau, il me paraîtrait logique de d'abord jalouser certains festivals wallons pro-Communauté Française, qui n'existent que pour et par elle. Et de la fermer par rapport aux petits organisateurs indépendants qui galèrent tous les jours, même s'ils jouent dans la même aire que nous. Il y a toujours naturellement une rivalité perceptible et logique entre petits organisateurs, et je trouve ça absurde. Même si honnêtement, on ne se retrouve dans aucun profil d'organisateur existant, c'est assez troublant d'ailleurs.
9)Quels sont les futurs concerts que tu proposes et à ne pas rater ?
Nous avons un mois d'octobre assez chargé avec notamment Arnaud Rebotini, qui propose un live electro-techno 100% analogique, au départ de divers synthés vintage, sans le moindre support de platines ou de laptop. Ce sera le 15 octobre, au Kultuurkaffee. Ce sera sans doute aussi notre dernière véritable soirée pour la saison 2010.
Il y aura, avant cela, notamment les australiens de Heirs, qui proposent une sorte de post-rock ultra-puissant, post-metal et atmosphérique le 9 octobre au DNA, avec Iroha en support, composé de potes à Justin Broadrick et signés sur le label du leader de Portishead, mais aussi Kingdom, un des nombreux side-project de Amenra.
Enfin, je suis assez curieux de voir ce que donnera la soirée drone du 16 novembre avec le bassiste de
Jesus Lizard
en solo (Unfact), Aidan Baker (du groupe Nadja), et Noveller (ex- membre de Parts & Labor). Pour terminer, nous planchons actuellement sur deux artistes assez importants avant de terminer l'année, mais je n'en dirai pas plus pour l'instant: les dates ne sont pas (encore ?) bookées.
10) Une question qui me tient à coeur c'est quels coups de gueule aimerais tu pousser ?
Le coup de gueule principal que j'aimerais conduire concerne le fonctionnement de la Communauté Française.
C'est désolant de voir combien de festivals wallons bénéficient de subsides en proposant tous, les mêmes affiches (exemples: Jeronimo, My Little Cheap Dictaphone, Ete 67,...). 10 festivals par an, sur le territoire wallon, avec une ossature commune, je trouve ça d'une pauvreté artistique sans nom. Et ce sont bien souvent ceux qui s'y connaissent le moins qui en bénéficient le plus.
La CF n'arrête pas de miser depuis dix ans sur la scène pop-rock belge, où finalement très peu parviennent même à mettre un pied dans une salle en Flandre. Le résultat est un échec, même si il y a des exceptions comme Ghinzu, pour ne citer qu'eux.
J'aimerais vraiment que les aides soient davantage reparties sur des projets et artistes audacieux et atypiques.
Mais avant tout, qu'on solutionne vraiment ce problème de salles, que ce soit sur Bruxelles ou Liège: ça manque vraiment d'infrastructure underground. Et tout ça me semble largement prioritaire par rapport aux artistes et festivals wallons de seconde zone, que je viens d'évoquer. La Communauté Française est vraiment sur une autre planète, quand tu penses par exemple qu'en 2010, ils conseillent encore aux artistes d'envoyer des demo cd auprès des promoteurs. C'est la pire chose à faire, selon moi.
Aussi, il serait temps de revoir un peu le système Arts et Vie, qui regorge pour moi d'effets pervers, et surtout, que quelqu'un chez eux simule le costing d'un concert underground de base, et retombe un peu les pieds sur terre quand aux cachets offerts aux artistes de la francophonie. Ou tout simplement, qu'on regarde ce que gagnent vraiment au final des artistes reconnus comme Cult of Luna.
Ces mecs-là gagnent moins d'argent lors d'une tournée que tous les artistes reconnus par la CF, je trouve ça hallucinant.
Les bons culture, comme ceux proposés par la Communauté flamande, me semblent être une idée intéressante. C'est un système qui favorise des milliers de spectateurs, et qui facilte quelque part la vie des promoteurs. Plutôt que de consacrer un budget important qui ne protège finalement qu'une dizaine d'artistes, et quelques "organisateurs", on devrait en instaurer en Wallonie.
A côté de ça, Buzz On Your Lips entretient de très bonnes relations avec des tourneurs anglais et étrangers, et nous sommes souvent louangés par ceux-ci, de même que par certains artistes, qui veulent vraiment bosser avec nous, sur base d'une programmation qu'ils jugent largement au-dessus de la moyenne. C'est très flatteur. Et ce que je trouve assez paradoxal, c'est qu'on n'existe pratiquement pas pour les agences de booking belges! Ni pour un certain public, d'ailleurs. Travailler avec des artistes et tourneurs belges peut souvent s'avérer désespérant de lenteur et de manque de simplicité dans les tractations. Je pense qu'on a booké en tout et pour tout un artiste de chez Tout Partout, sur les 200 artistes enrôlés... ça fait 0.5% à travers les agents de notre propre territoire. Même Nada Booking ne nous a jamais contactés... et ils ont récemment signé Sexy Sushi sur leur catalogue, alors que nous avons assuré leur trois premières apparitions belges, ça me fait quelque part sourire... et plaisir! Pour terminer, je voudrais donc vraiment insister sur ceci: il faudrait absolument que la Communauté Française fournisse des efforts par rapport aux espaces disponibles, qui reste trop nombreux pour permettre à tout le monde de s'exprimer. Et la demande est là, c'est évidence indéniable! (On peut vraiment se demander si les demandes envers les quelques poulains de l'écurie de la Communauté Française ont encore quelque chose de naturel, sincère et profond). La musique doit rester avant tout une expérience de scène, qui se nourrit d'un travail naturellement reconnu. Là, on est dans une situation où des artistes sont dopés injustement au détriment d'une multitude de talents, qui ont d'autres objectifs et prétentions que de se cantonner à assurer deux premières parties au Botanique tous les ans, et de rester dans le circuit de certains festivals qui sont de plus en plus superficiels et analogues, où rien d'étonnant n'est et n'a jamais été proposé. Il ne faudrait que quelques salles... C'est une utopie, mais ce serait tellement bon si tout ça pouvait un peu changer !
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