Reportage

Donkey Rock Festival 2018 !

Sélange (Donkey Rock Festival), le 10-08-2018

Jeudi 16 août 2018

Comme chaque année depuis 2005, dans la campagne arlonaise, se tient un petit festival de rock. Un mélange de rock, musiques festives, punk, metal et autres dans un esprit bon enfant. Composé d’un vendredi toujours plus axé sur les musiques alternatives et le samedi avec un fort penchant festif, le Donkey Rock nous offrait cette année de belles soirées.



Vendredi

Le vendredi sur papier paraissait vendeur en regardant les éléments, mais un peu plus perturbant concernant l’enchaînement des différents styles.

Alors qu’il y a déjà un peu de monde vu la soirée, les locaux de Bear Punch
Bear Punch


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, du stoner groovy et desert-rock ouvre le festival. Leur EP Down The Moutain mieux maîtrisé que quelques mois auparavant, ils arrivent à domicile devant un public qui vient voir l’évolution et constate l’aisance (plaisante) des 4 musiciens. Ces 40 premières minutes mettent bien en jambe le public ; car, quoi de mieux que du stoner pour faire tourner le bar ?

Changement radical pour le reste de la soirée, qui visiblement attire déjà pas mal de monde près de la scène. Wolves Scream
Wolves Scream


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va balancer son gros metalcore bien carré dans un sud de la Belgique pas toujours le plus à l’affut de ce genre d’artistes. Mais la justesse scénique combinée au haut niveau offert par Vestiges, premier album du groupe, permet ainsi de faire démarrer le public qui acclame. Aucune difficulté pour lancer un pogo de grandi à chaque titre. Le très bon son aide aussi à montrer le standing des Namurois et leur envie de conquérir toutes les scènes, des petits clubs aux grands festivals (déjà faits pour eux d’ailleurs).
Wolves Scream
Wolves Scream


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aura fait son job à la perfection en tout cas !

Je profite de la pause pour aller faire une interview du groupe en attendant le début de AqME
AqME


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. Tête d’affiche de la soirée, les 4 Français étaient largement attendus pour cette soirée. Après quelques années creuses, revoici le groupe après son nouvel album (éponyme) sorti en septembre 2017, et qui a insufflé un grand vent d’air frais dans le groupe. Ce pilier des années 2000 n’est donc pas mort est surtout prêt à aller encore plus loin qu’avant, c’est donc naturellement que tout le public était aux aguets. Vincent fait parfaitement son boulot de frontman, avec un public acquis à sa cause. AqME
AqME


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aura fait du AqME
AqME


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ce soir avec une bonne heure de best of ! Enfin à noter que le set s’est tout de même axé sur le dernier opus et que Polaroid et Pronographie a été oublié.

Mais le nom dont tout le monde parle ce soir, c’est le phénomène rock du moment en France : Lysistrata
Lysistrata


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. Le trio qui a à peine la vingtaine et met critiques comme public à genoux avec son rock alternatif. Après des Paleo, Dour, Solidays et autres gros, les 3 jeunes rockeurs ont livré un set comme chaque fois, c’est-à-dire : les hits de The Thread, des futurs titres et surtout des morceaux dont on ne compte plus la durée. De 3 à 17min, mais toujours avec la même énergie comme si chaque seconde, chaque note, était vitale et la dernière. Lysistrata
Lysistrata


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maîtrise parfaitement tout en laissant la folie et la créativité parler. En une heure de set très bien organisée pour maintenir la tension, Max, Ben et Theo tiennent un rythme assez effréné. Une sensibilité et intensité qui prend aux tripes, un rock qui pétrifie tout le public présent. De plus, on a la chance d’avoir un light show efficace en guise de bonus, pour un concert qui mettra tout le public sélangeois K.O. ce vendredi soir.



Samedi


Comme on l’avait dit, cette journée est plus festive. Elle s’ouvre avec le rock français des locaux de Larsenic, malheureusement le public n’est pas encore au rendez-vous à 14H. Suivi par Cosmic FM
Cosmic FM


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, des jeunes qui mélangent pop-punk avec violon et beaucoup de samples très électros. Un groupe avec déjà un album au compteur et qui se donne les moyens de ses ambitions, à surveiller par chez vous !

On enchaîne les groupes comme les styles musicaux cette après-midi : après cet élan assez moderne ,voici la coldwave de White Coal Addiction. Par ce temps ensoleillé, on se laisse quand même prendre au jeu par les rythmiques assez entraînantes de ce groupe local.

Malgré un public qui peine à arriver (le barbecue a duré longtemps ?), il y a un écossais, un peu belge sur les bords, qui attire notre attention. Theo Clark nous sort un son très brit-pop entre ses blagues, ou l’inverse, on ne sait pas trop. Il fait le show, un peu trop, mais ça fait son charme et on est tous de bonne humeur.

Place maintenant à un groupe à surveiller depuis un moment : It It Anita
It It Anita


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. Les 4 Liégeois sont déjà bien établis dans le paysage noise belge, surtout avec des tournées au Canada ou en Europe. Juste avant la sortie de leur nouvel album Laurent, il ne fallait donc pas rater cet élément prometteur qui a déjà bien retourné tout le pays avec ses riffs survoltés et sa tendance à jouer son final en plein milieu du public. IIA va piocher dans toute sa discographie pour nous faire un set bien rock’n’roll où tout se permet et où le volume des amplis est poussé. 50min pour s’en prendre un maximum dans la tronche, cette fois It It Anita
It It Anita


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aura délaissé son côté indie pour se concentrer sur le noise ; mais pas de problème on acquiesce largement. Les Liégeois donnent l’envie de rentrer dans une petite salle underground pour les voir dans toute leur splendeur sur un set le plus long possible.

Après ce passage très noise, retour au rock français festif avec Epsylon, qui s’annonce plus rock que prévu et déborde d’énergie. La soirée est lancée, mais un dernier interlude, pas des moindres, va calmer le côté festif de ce samedi. Le quatuor de BRNS
BRNS


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vient fouler les planches du Donkey Rock Festival. Avec second disque plus expérimental qui reste trop dans l’ombre, le groupe de pop ambiante/expérimentale va nous montrer qu’il n’a rien perdu de son charme et qu’il ne se résume pas uniquement son tube Mexico. Les morceaux de Sugar High donnent une dimension plus sombre, qui vient contraster par rapport à Patine, une opposition qui permet à BRNS
BRNS


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plus de possibilités tout aussi intrigantes les unes que les autres. On a droit à un concert grandiose, parfaitement calculé avec un son excellent tout comme les lumières.
Malgré ce très haut niveau, le public est partagé entre des fans qui en redemande et les inattentifs qui ont raté quelque chose.

À 23H, place à des habitués du festival, Skarbone-14
Skarbone-14


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, réputés pour mettre le feu partout où ils passent. Les seuls capables de faire danser tout le public, faire une chenille composée de jeunes éméchés, de punks, des membres de BRNS
BRNS


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, des bénévoles, avec trompettistes en tête de file. Bien que le nouvel album ne soit pas approprié par le public visiblement, il y a toujours cette même folie lorsqu’il faut chanter Counter-Strike ou les autres vieux morceaux de Skarbone. Comment partir de pas grand-chose et gagner tout un public qui ne voudra pas le départ du groupe à la fin du concert. Du ska-punk qui a déjà quelques albums au compteur, mais toujours avec le même engagement.

La fin de soirée se fera avec Acus Vacuum
Acus Vacuum


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, qui attire du monde et intrigue sur l’affiche. Du pagan après du ska, voilà au moins qui fait dans l’original ! Malheureusement la fatigue nous rattrape et on ne restera pas pour ce concert ainsi que l’after avec un dj set très kitsch et rock.

Malgré une affluence un peu décevante le samedi alors que l’affiche était grandiose, on a passé une bonne journée/soirée. Le Donkey Rock prouve donc qu’il se maintient dans son fil rouge de toujours, mais sait s’ouvrir et renouveler, ainsi que flairer les talents de demain. Et ce, toujours dans une atmosphère très conviviale avec une gamme de prix plus que correcte dans un marché qui flambe de plus en plus. Si vous voulez du champêtre, festif, bien organisé, un excellent rapport qualité-prix, ce festival est fait pour vous !

Crédit photo : Loic Warin
Merci à l'organisation du Donkey Rock Festival
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AUTEUR : Clément
Etudiant en journalisme à l'IHECS. C'est un véritable dévoreur de musiques sous beaucoup de formes, avec une grosse dominante sur les musiques extr...
Etudiant en journalisme à l'IHECS. C'est un véritable dévoreur de musiques sous beaucoup de formes, avec une grosse dominante sur les musiques extrêmes et alternatives tout de même malgré un bon éclectisme. Jeune de la génération Y, il laisse avec plaisir les sonorités sorties des méandres de l'internet 2.0 se faire entendre. Mais la vie...
Etudiant en journalisme à l'IHECS. C'est un véritable dévoreur de musiques sous beaucoup de formes, avec une grosse dominante sur les musiques extrêmes et alternatives tout de même malgré un bon éclectisme. Jeune de la génération Y, il laisse avec plaisir les sonorités sorties des méandres de l'internet 2.0 se faire entendre. Mais la vie n'est pas pas que virtuelle et heureusement d'ailleurs, les concerts et festivals restent un plaisir inébranlable...
Etudiant en journalisme à l'IHECS. C'est un véritable dévoreur de musiques sous beaucoup de formes, avec une grosse dominante sur les musiques extrêmes et alternatives tout de même malgré un bon éclectisme. Jeune de la génération Y, il laisse avec plaisir les sonorités sorties des méandres de l'internet 2.0 se faire entendre. Mais la vie n'est pas pas que virtuelle et heureusement d'ailleurs, les concerts et festivals restent un plaisir inébranlable d'écouter et partager la musique selon lui. ...
Etudiant en journalisme à l'IHECS. C'est un véritable dévoreur de musiques sous beaucoup de formes, avec une grosse dominante sur les musiques extrêmes et alternatives tout de même malgré un bon éclectisme. Jeune de la génération Y, il laisse avec plaisir les sonorités sorties des méandres de l'internet 2.0 se faire entendre. Mais la vie n'est pas pas que virtuelle et heureusement d'ailleurs, les concerts et festivals restent un plaisir inébranlable d'écouter et partager la musique selon lui. ...

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