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Liège Metal Fest Springbreak : ''Une réunion de copains où on va voir des groupes chouettes''

Vendredi 17 avril 2026

Organisé par l’ASBL La Torgnole, ce festival aurait pu ne jamais voir le jour tant il a connu de nombreux rebondissements : changements de dates, de saison, puis de lieu avant une annulation d’un groupe en dernière minute. Mais, ça y est, tous les feux sont au vert.
L’affiche est composée de Hippotraktor
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, Divine Torment
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et The Guts
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Rendez-vous le 25 avril 2026 à Grâce-Hollogne, dans un ancien cinéma.
On a tapé la causette avec Andrea Russo, Président de La Torgnole.




Salut Andrea, peux-tu, tout d’abord, nous expliquer tous les rebondissements de cette organisation ?
Avant, La Torgnole organisait plusieurs petites dates à l'année. Depuis 2025, on se dirige vers deux « one day festival » à l'année. Un au mois d'août dédiée 100 % au hardcore et on voulait faire une version metal au mois de janvier. On savait que c'était ultra risqué parce que c'est une date compliquée. Je suis dans l'événementiel depuis des années, je sais que le mois de janvier, il n’y a rien à faire, les gens n'ont plus de sous. On sort des fêtes, c'est une période morte pour l'événementiel.
Mais voilà, on a essayé de mettre la date en place et le manager de la tête d'affiche Severe Torture
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qui devait jouer le 17 janvier 2026, nous a sonné le 3 décembre 2025, je crois, pour me dire on ne fait pas la tournée elle est annulée. Donc on n’avait plus de tête d'affiche à un mois de l'événement et franchement niveau prévente c'était zéro, ça ne bougeait pas. Donc on s'est dit, tant qu'à faire, on va postposer la date et essayer de faire un truc et on a repris la date du 4 avril où la salle était libre. Mais, elle a changé de gestionnaire au mois de janvier, et le gars de la salle nous a gentiment informé qu’il ne nous accordait pas la salle qui était réservée pour le Télévie.
On s'est dit qu'on allait réessayer. Je suis originaire de Grâce-Hollogne et je savais qu'il y avait un ancien cinéma qui était transformé en salle de concerts. On a tenté le coup et la date était disponible pour le 25 avril 2026. A part Villenoire
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, tout le monde pouvait revenir à cette date. On l'a donc transformé en Springbreak.

Cela arrive souvent autant d’imprévus à gérer ?
Je ne vais pas te mentir, c'est la poisse (rire). Je n’ai jamais eu une catastrophe pareille, vraiment ! Chaque solution qu'on trouvait, deux heures après, ça n'allait plus ! Mais nous avons de bons retours, on tient bon ! Ce qui est compliqué, c'est comme pour tous les évènements maintenant, c’est vendre des préventes, ça devient impossible. Soit t'organises le Graspop et c'est vendu en trois secondes, soit les gens viennent au feeling le jour même. Tu dois croiser les doigts et travailler à l'aveugle. C'est horrible, mais c'est comme ça, t'as pas le choix. Donc voilà, on croise les doigts, on a vendu quelques préventes, on n’est pas dans les quotas espérés.

La vente de préventes est-elle un bon indicateur ou pas ?
Pour Le Liège Hardcore Summer Fest de l’an dernier, on a quasi vendu aucune prévente, sauf une centaine trois jours avant et on a fait 270 personnes sur place. C'est assez stressant parce qu'on met quand même de l'argent en jeu. Tu ne sais plus faire autrement ou alors il faut organiser un truc de fou furieux avec plein de thunes derrière. Nous, nous voulons être sur la scène émergente. On veut vraiment essayer de mettre cet accent sur tous les chouettes groupes qui débutent. C'est un peu l'idéologie de l'ASBL.

Justement, parlons-en, de l’ASBL La Torgnole. Elle existe depuis 2010, c’est ça ?
Oui, le premier trio ça c'était moi et deux amis d'adolescence. On était fans de musique et la vie a fait qu’on s'est écarté. Tout le monde a pris des chemins différents. Moi j'ai commencé à bosser dans l'évènementiel donc il y a eu une vague où j'étais fort occupé les week-ends etc. Un peu plus tard, on s'est remis avec Xavier Legrand et mon cousin Grégory Russo. On est maintenant nous trois et, pour pouvoir aller gratter des subsides, on s'est mis officiellement en ASBL
On a fait des petits festivals dans des petites salles de quartier dont plusieurs ont super bien marché. Maintenant, on passe sur un truc où on essaye d'avoir des visuels, une identité, quelque chose de plus professionnel.



J’imagine qu’il y a plein de bénévoles qui gravitent autour de vous ?
Si on prend vraiment l'équipe complète, on est une petite quinzaine.

Vous êtes donc, maintenant, à deux orgas par an, c’est ça ?
Oui. On fait tout ça en plus du boulot de chacun. Vu qu'on voulait un peu se compliquer la vie, on fonctionne toujours avec des salles qui, à la base, sont totalement vides. On doit réfléchir sur nos plans pour pouvoir bien accueillir les groupes et le public. C'est quelque chose qui nous prend quand même du temps et, on ne va pas se mentir, il n’y en a pas un de nous trois qui se sert dans la caisse. On fait vraiment ça parce qu'on adore la musique et voilà on le fait par passion


Est-ce que tu peux présenter en quelques mots le Liège Metal Fest Springbreak ?

On est sur un truc plus sombre et atmosphérique, au niveau du style. C'est voulu totalement, on s'est dit que on allait un peu surfer sur cette vague. On n'est pas influenceurs mais on trouve qu'on est dans une période où les gens aiment bien soit des trucs qui cartonnent à fond, soit qui sont musicalement plus sombre, nostalgique, etc. Voilà c'est le ressenti que nous avons. On voulait faire du belge parce que de l'international, il n’y a rien à faire, ça te coûte les yeux de la tête. On a regardé un peu autour de nous. Soit les dates ne correspondaient pas, soit les cachets n'allaient pas. On a vraiment essayé de prendre les groupes émergents qui tournent quand même depuis un certain temps. On souhaite aussi proposer un ticket d'entrée à un ultra abordable, on ne veut pas mettre des tickets d'entrée à 60 balles. On essaye de faire un rapport qualité-prix le plus qualitatif possible. Hippotraktor
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, c'est vraiment un truc, je trouve en Belgique, qui se développe très fort en ce moment. Avec Räum
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, on va être dans la gentillesse et la délicatesse. Pvrs
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est dans l’atmosphérique et va faire la liaison entre Räum
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. Il y aura aussi The Guts
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Qualitativement et au niveau technique, on est vraiment le paquet et on essaye vraiment de faire quelque chose le plus professionnel possible avec le budget dont nous disposons.



J’ai l'impression qu'il y en a beaucoup d’orgas sur Liège. Le Desertfest qui arrive, le Metal Festival d’Alleur, la Guerre des Gaules, etc. Est-ce qu'il y a encore place pour un nouveau fest ?
Tu as deux façons de voir les choses. Soit, tu te dis que le secteur est ultra full et t'as de la place pour personne. Soit, tu te dis que ça crée une effervescence et chacun vient un peu apporter sa pierre à l’édifice. Plus on parle d'une chose, plus ça va aller dans la tête des gens. Je ne pense pas que le marché soit saturé. Tu vois, au niveau orga, je trouve ça hyper cool qu’il y ait des choses diversifiées comme des dates à La one à des prix abordables, un festoche comme le nôtre avec des groupes liégeois, des orgas comme le Metal Festival d’Alleur qui propose d’autres groupes. Je trouve que la scène metal est tellement large, qu’il y a de la marge avant de se marcher dessus. Pour moi, c’est ultra cool parce que ça veut dire qu'on va tous apporter une nouvelle effervescence à l'organisation metal et ça donnera envie aux gens de se bouger. C'est ma manière de penser.

Que peut-on peut souhaiter à La Tornole pour cette édition et pour les années à venir ?
Bah déjà que cette édition fonctionne (rire) et qu'on puisse faire au moins rentrer dans nos frais. Le but c'est ça. Parce que malheureusement, si on doit injecter du pognon à chaque date, on n'y arrivera pas non plus. Dans le metal et l’événementiel en général c'est très compliqué de débloquer des sponsors. Ce qu'on espère, c'est que ce projet-là dure le plus longtemps possible parce qu'on le fait par passion. Après voilà, on verra comment ça se passe et on espère que les gens seront présents pour soutenir cette scène-là parce que ce sont des musiciens qui le méritent. Ce sont des groupes qui s'impliquent, qui essayent de faire bouger le truc, qui travaillent toujours à perte parce qu'ils ne vivent pas de leur musique mais ce sont des passionnés comme nous.

Et pourquoi faire un festival version hardcore et un version metal ?
À chaque fois qu'on a essayé de mélanger, il n’y a rien à faire, dans le hardcore, les gens sont des sauvages, ils aiment bien mosher. Moi ça ne me choque pas, j'aime bien, je viens de cette scène-là. Mais si tu mets un metalleux qui écoute Hippotraktor
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avec un mosher à côté, les gars ils ne vont pas s'entendre. Sans pour autant dire qu'il y en a un qui a peur de l'autre mais c'est pas du tout la même ambiance. C’est pour moi deux styles de musique complètement différents.
Je ne vais pas te mentir, la date metal, à la base, elle n’était pas prévue. Mais voilà on a plein de connaissances dans le metal et on veut faire bouger cette scène là aussi. Au niveau du hardcore, ça fait tellement des années qu'on est dedans qu'on sait qu'on a plein de copains, plein de connaissances, on a un réseau derrière, on fait une promo, elle est quasi naturelle. Pour le metal, nous on doit encore faire nos preuves. Au niveau des groupes, mon réseau est plus large dans le hardcore que dans le metal, mais celui du metal commence à bien bouger. Etant donné qu'on essaye de faire ça un peu plus pro, on a déjà eu des retours de gens qui nous contactent pour demander les prochaines dates.

Un petit mot de conclusion ?
Au niveau de la salle, elle est vraiment cool et niveau acoustique elle est terrible. Etant donné que c'est un ancien cinéma, on est vraiment dans un truc où, sans mettre de musique, ça sonne déjà, je ne sais pas comment expliquer. Au niveau des groupes, on propose quelque chose qui, pour nous, est très qualitatif. On essaye aussi que les gens se disent « ok, c'est une réunion de copains et on va voir des groupes chouettes ». C'est vraiment l'ambiance qu'on veut créer. Tout le monde boit un verre, profite, écoute de la bonne musique et voilà. C’est vraiment le truc qu'on vise à 100 %.

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AUTEUR : Isabelle
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière ve...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en ju...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....

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