Et si des duos, à Shoot Me Again, nous en avons vu passer, PVRS réussit quand même à surprendre avec son Doom particulier. D’ailleurs ici quand on dit Doom et duo, on pense à BLACK COBRA ou SARDONIS. PVRS se différencie déjà par l’usage de la basse plutôt que de la guitare pour accompagner la batterie.
Mais des duos basse/batterie, nous en avons aussi déjà vu.
Ce qui matche particulièrement bien avec PVRS, c’est la dualité entre la lourdeur et cette énergie solaire qui se dégage des compositions.
Twan Landrain tape massivement tandis que la basse sonne ronde. Cette association génère le poids qu’il faut à PVRS. En association, le duo amène de la douceur surprenante. Plus qu’une mélodie, c’est une ambiance chaleureuse et lumineuse qui est créée même quand une certaine mélancolie s’installe.
La présence de Baldur (ARKANGEL) sur Ablaze change quelque peu la donne évidemment. Avec son chant plus agressif, PVRS montre une facette plus abrasive de son style que l’on retrouve à l’attaque de God, un titre plus sombre.
L’usage de samples permet sans surprise d’aller au-delà des limites imposées par le format du groupe. Cette complémentarité vient nourrir les ambiances suggérées. L’utilisation du piano/clavier sur Echoes avec la batterie en réponse n’est pas sans rappeler ce qui avait été apprécié au début de MY OWN PRIVATE ALASKA.
Le duo est allé vite en besogne mais il faut croire que les deux comparses se sont entendus rapidement et aisément sur le rendu. Ce premier album est solide et cohérent. Solstice impressionne par sa maturité déjà acquise. PVRS ne donne absolument pas l’impression de se chercher et il devrait se trouver aussi rapidement un public conquis.

PVRS

Black Cobra


My Own Private Alaska