Le chant a perdu tout espoir tandis que l’orgue se fait accompagné par des guitares trashy. MOVIE STAR JUNKIES semble sortir tout droit d’une crytpe de la Nouvelle-Orléans. Un sentiment qui se renforce sur des titres comme Lucky House, Run Away From Me, Tongues Of Fire ou la reprise en fanfare de la plage titulaire Melville. D’autres sont taillés sur mesure pour les clubs enfumés où le rock influencé par les distorsions surf se prend à pleines oreilles déployées (Dead Love Rag, Melville, Your Miserable Life). Tout en gardant une cohérence synonyme de sa maturité, MOVIE STAR JUNKIES propose un album équilibré et varié sur les 12 titres délicieux et inlassables. Le groupe de Turin s’offre même du divertissement plus guilleret sur I’d Rather Not sans se compromettre parce qu’emprunt d’une mélancolie rétro.
Le style convient très bien au catalogue de Voodoo Rhythm Records qui prouve une fois de plus son goût et son flair (ici aidé par KING AUTOMATIC) en matière de rock’n’roll crade, originel et halluciné. Melville se rangera en évidence, pour qu’on le remarque, aux côtés des albums de DEAD BROTHERS.
Nick Cave
King Automatic