The Cesarians est le projet, clairement hors du temps, de Charlie Fink (chant) mais dans lequel on retrouve au piano Justine Armatage son ex-femme… la singularité même du projet tiens dans le fait que l’échec de leur mariage est bel et bien la principale source d’inspiration des textes de Fink…
Atypique, faisant la part belle au piano, clarinette et trombone The Cesarians se situe clairement en dehors de notre époque et de ses influences pour embrasser des ambiances que l’on devine enfumée, proche d’une certaine image — d’Épinal ? — des cabarets d’antan. Intensément sombre, lyrique, romantique et d’une densité parfois presque étouffante, The Cesarians sait aussi —et très bien d’ailleurs — se faire intriguant voire carrément inquiétant à l’aide de rythmiques tendues et soutenues à l’extrême qui prennent littéralement aux tripes…
Habité et singulier, The Cesarians l’est sans aucune équivoque, à l’image d’Enablers l’électricité des instruments en moins mais avec tout autant de densité, de tension et de puissance.

The Cesarians
Enablers