Un trio qui crée un univers intimiste, presque exclusivement instrumental, à la croisée des chemins entre musique improvisée pop et jazz… mais il y a tellement de jazz…
Un jazz donc, résolument moderne, tout en finesse, tantôt bucolique, tantôt plus inquiétant et sombre mais qui laisse la part belle à l’imagination de l’auditeur afin qu’il crée de toutes pièces les paysages traversés. Un voyage résolument introspectif qu’il ne suffit pas d’écouter d’une oreille distraite. Un minimum de concentration et quelques écoutes sont indispensables pour saisir l’essence de l’album, « Qui cesse de bouger commence à penser… »
Dans un texte accompagnant l’album, Régis Boulard explique qu’il est porté depuis plusieurs années une idée intéressante, à méditer, et résolument critique : « Le tourisme serait l’aboutissement moderne du fascisme. »
ndlr : « Chien Vert » est la traduction de « Dog Green », le secteur le plus sanglant d'Omaha Beach durant le Débarquement.
jazz
Chien Vert