On n'en est pas encore là avec Every Time I Die, merci encore, mais force est de constater que le ton se noircit. Cette touche rock n roll, ces clips délirants de loups garous ou de public à roulettes, au placard .... Raaaah dur de vieillir parfois. Beaucoup avaient décrié la formule plus épurée d'ETID en omettant le fait que malgré la qualité évidente de leurs premiers opus , on se retrouvait par trop souvent en terrain conquis par Converge ou Cave in( enfin la prime jeunesse de Cave in , exemple flagrant de maturité pas forcément facile à assumer ).
Et maintenant ? Ce nouveau visage pas méconnaissable pour autant peut séduire , on y retrouve quelques élans de leurs débuts, sans cette déstructuration, ce qui finalement résulte de riffs efficaces, mais redondants. Dave Buckley reste egal à lui même, entre éructations bien couillues et chant clair évitant soigneusement le larmoyage. Puis toujours cette plume qui chatouille le cortex, ses textes méritent vraiment d'y faire attention. Un savoir faire de longue date pas prêt de s'éroder.
Néanmoins, je reste sur un état de déception, considérant cet album au mieux comme une transition .Quoique bien exécuté, je me répète mais la redite guette, et certains morceaux passent sans procurer cet état propre aux pépites qu'a pu pondre le groupe: l'envie de tout balancer, son corps en priorité, et avec le sourire s'il vous plait. Reste que des titres tels que Wanderlust ( hey les mecs Baroness a fait la même hein ) peuvent laisser présager d'une orientation future pas piquée des hannetons.
Every Time I Die

