A la différence des membres de NEUROSIS, AMEN RA s’est lancé entier dans l’essai et plutôt que de transposer d’anciens titres, le groupe a privilégié de nouvelles compositions.
Officiellement ce EP fait 6 titres mais si on y regarde de plus près, on se rend vite compte qu’il s’agit plutôt de 3 compositions et de 3 variations. Les trois premières plages vraiment acoustiques transposent l’ambiance troublante, énigmatique et mystique chère au groupe. Le résultat concernant cette première moitié est réussi. Nous retrouvons bien la patte d’AMEN RA qui nous propose donc une variation fragile de sa musique et repousse finalement ses limites.
La seconde partie agit comme un miroir. Ce sont les trois premières plages écrites et jouées à l’envers. L’effet est surprenant de prime abord mais se révèle plutôt dispensable. Hormis le chant, le fond sonore s’enlise un peu et on a vite fait d’en retourner aux originaux plus pertinents.
Comparé à l’ensemble discographique du groupe, ce EP est anecdotique. Ce n’est pas pour autant que Afterlife soit dénué d’intérêt. Comme dit précédemment, il contribue sincèrement à pénétrer dans l’univers d’AMEN RA par le biais d’une nouvelle expérience, qui ne dénature pas la cohérence de la démarche entreprise depuis les débuts du groupe. Afterlife aurait toutefois pu se limiter à ses 3 premières interprétations et garder autant d’impact.

Amenra
Steve Von Till
