Ce EP a été écrit dans dans le même style narratif. On retrouve un de ces personnages pour une seconde critique sociale et un activisme environnemental. Lost Ground nous raconte l’histoire de ce SDF rencontré sur Prophet In Plain Clothes (Travels), qui s’échoue au coin d’une rue. La réflexion se pose aussi, d’un point de vue multiculturel et sociologique, sur la question, durant la guerre, des différences entre les personnes de couleurs (l’artwork dans le même ton que Travels, avec des accents bluesy est par ailleurs annonciateur du contenu).
L’histoire du vétéran, de son malaise, de son incompréhension et de son abandon, est un sujet récurrent au cinéma. De nombreux films, dont certains chefs-d’œuvres se sont exprimés sur la question de la condition des soldats après la guerre, traumatisés par la transgression d’une loi fondamentale en toute légitimité (ordonner de tuer et tuer) et les reproches d’une société qu’ils ont défendue ou représentée.
Il faut croire que le groupe de Boston en avait encore à dire. 6 titres supplémentaires pour lesquels DEFEATER a ralenti intelligemment le tempo donnant ainsi à ses compositions des allures plus rock. Si le sujet semble malheureusement inépuisable, l’effet de style pourrait se péréniser pour autant que le groupe de Boston sache se renouveller comme avec Lost Ground. En effet, ce 6 titres vient trouver un écho d’autant plus favorable que cette énergie sous tension combinée avec ce tempo plus lent offre plus de singularité au Modern Hard Core de DEFEATER.
Notez également que Lost Ground a été enregistré et produit par le guitariste de DEFEATER en personne. Jay Maas qui aime à se retrouver à la fois devant et derrière la console, encore plus que seulement derrière comme lorsqu’il produit des groupes comme BANE, VERSE ou SHIPWRECK, avec DEFEATER appliquent dans les actes aussi son credo et la volonté de contrôler de A à Z leur vision, le message et la façon de véhiculer ces derniers..

Comeback Kid
Ruiner
