Après l'excellent Runnin' Wild, les frères O'Keeffe reviennent avec un deuxième album qui risque, à nouveau, de susciter la controverse. Si la spontanéité présente sur le premier opus a quelque peu laissé place au prévisible, le rock d'Airbourne reste, malgré tout, corrosif à souhait.
Cela sent bon la bière, le camboui et le rock 'n roll. On ne s'étonnera, dès lors, pas que l'enregistrement de No Guts, No Glory ait été réalisé sur des bandes et non pas de manière digitale.
Le bon vieux processus à l'ancienne d'autant que les premières maquettes de cet album ont été enregistrées dans le pub que les frères O'Keeffe fréquentaient dans le bled où ils vivent depuis leur plus tendre enfance.
Voilà pour la petite histoire. A cela, il faut aussi ajouter qu'Airboune s'est attaché les services de Johnny K (Staind, Disturbed, ...). Histoire tout de même de ne pas éculer trop un style musical qui pourrait l'être aux yeux de certains.
Le thème de l'album aborde toutes les épreuves qu'un homme doit franchir au cours de sa vie. On y parle donc de sexe, d'argent et de pouvoir...
Alors, bien évidemment, ça cogne dur sur "It Ain't Over 'Till It's Over", titre qui débute avec un superbe solo de guitare de Joel.
Les garçons s'éclatent et cela s'entend, notamment, sur "Blonde, Bad and Beautiful", chanson où ils ne se contentent pas de poser machinalement des choeurs mais où ils chantent tous à l'unison.
Le côté catchy de "Bottom Of The Well", pour sa part, s'inspire des riffs d'Angus Young et des refrains entêtants du style Offspring.
L'intro d'"Armed & Dangerous" se caractérise par une pluie de cymbales avant le déferlement de parties de basse lourdes à souhait...
"Chewin' The Fat" est, sans aucun doute, le titre le plus original de l'album car le groupe y pose sa propre griffe avec ce son si particulier qui flaire bon le vieux pub souillé le lendemain de veille.
Et puis il y a aussi l'efficace single "No Way, But the Hard Way" entêtant à souhait et qui marque votre esprit au fer rouge.
En conclusion, le deuxième album d'Airbourne vous éclate les neurones sans vous prendre la tête. Comme le premier d'ailleurs... La bonne recette pour faire du bon vieux rock n' roll en fait...
AC/DC

Disturbed