Il n’y a rien d’étonnant à cela quand on y réfléchit bien. Il ne faut d’ailleurs pas aller chercher très loin. La proximité géographique, la Suisse, et la formation musicale, One-Man-Band, du REVEREND BEAT-MAN et de URBAN JUNIOR sont déjà des indices de complicité. Par contre, il est vrai que musicalement le label nous a plus habitués à piocher dans des groupes ou projets aux relents très rétro. Ce n’est pas que URBAN JUNIOR en soit dénué, il va chercher ses influences rock dans un rock minimaliste et crade qui frise le Garage, mais il faut dire que sa spécialité est plus moderne en associant à sa sauce l’Electro-Clash.
Et dans ce mélange, URBAN JUNIOR excelle. Ce nouvel album ne souffre d’aucune faiblesse. Avec finalement peu de choses, il parvient à varier ses compositions tout en gardant son fil conducteur, entraînant l’auditeur vers le dance-floor.
Chaque titre est construit pour que les corps entrent en transe. Diverses influences courant sur plusieurs décennies se font entendre. Ainsi quand URBAN JUNIOR s’exprime dans sa langue natale, l’allemand, les sonorités renvoient aux glorieuses années 80 de la scène New Wave germanique. Juste après, il n’hésite pas à remettre un riff de guitare 60’s emprunté au Rythm and Blues par exemple.
La musique de URBAN JUNIOR est d’une simplicité déconcertante face à son efficacité. Quelques beats, quelques notes tirées d’un synthé et une guitare entêtante, URBAN JUNIOR ne peut humainement pas en faire plus et il ne cherche pas à dépasser cette capacité. Ainsi sa musique reste organique et riche de ses influences, il joue sur les subtilités pour transcender le public. Féroce, URBAN JUNIOR est fantastiquement inspiré. À la fois moderne et classique, son Punk-Electro-Boogie-Clash est un juke box à lui seul. Il lui suffit d’une prise de courant pour jouer et jeter un brin de folie dans l’assistance ; alors si il passe près de chez vous, n’hésitez pas à franchir les portes du Club, URBAN JUNIOR vous donnera une leçon de Electro-Punk-Rock.

