Le credo des Français, c’est la chanson française. Ne leurs parlez pas de musique festive, même si elle en a la forme, LES BLAIREAUX désirent attirer l’attention sur leurs textes. En jouant l’idée du livre à scandales, dans une société où le voyeurisme n’a jamais été aussi présent et vendeur, il est fort à parier que Bouquet D’Orties va focaliser l’attention des curieux.
Bouquet D’Orties devrait tout nous dire… Certains vont être déçus ! Car LES BLAIREAUX, ce n’est pas Voici. Pas de paillettes qui sentent le soufre. Avec LES BLAIREAUX, on parle de la vie. La vraie. Celle de monsieur et madame tout le monde. Les gens qui nous entourent. Que l’on peut toucher et non ceux qui brillent dans la petite boîte à lumière.
Trentenaires, les musiciens abordent les tranches de vie qui correspondent à leur âge : le célibat, la paternité, l’adultère, le football… et les questions existentielles qui vont avec…
Les textes sont travaillés et nécessitent une focalisation de l’attention. Voilà qui devrait rebuter ceux qui veulent de la fête et encore de la fête. La simplicité n’est plus de mise avec LES BLAIREAUX. Apprécier leur musique se mérite. Une capacité qui accompagne peut-être la maturité de l’auditeur. Mais en pleine période ouverte de festivals, on pourrait se demander si ce disque sort au bon moment pour recevoir l’écho qu’il mérite.