Iconoclaste totalement inclassable, le quintette brouille toutes les pistes et cherche constamment à être là où évidemment personne ne l’attend. Picorant ça et là les influences, il n’hésite pas les associations dissonantes, inexcusables et illégitimes, du moins en théorie ! Car avec Sna-Fu, dans une totale et incompréhensible confusion syncopée, l’inimaginable prend forme dans un étrange métissage des genres, du hard-rock au post-core en passant par un punk déjanté que ne renierait pas No Means No… une débauche d'énergie sans concessions et de très nombreuses évolutions déroutantes au sein même des morceaux, comme dans une crise spasmophilie, un véritable maelström qui n’a d’autres but que de vous faire perdre littéralement pieds…
Ils construisent et déconstruisent inlassablement tous nos repères, pour mieux tout faire voler en éclats avec la fureur d’un ouragan…
Si vous entrez dans leurs jeux, vous êtes perdu ! Impossible de conserver la raison dans un tel dédale de styles mais surtout contenir l’ouragan sonore s’avère être une tâche digne d’un Titan…


No Means No