Sous son propre nom, il sort un premier album en 2006 (There To Here) et un deuxième l’année suivante, en novembre 2007, Nothing Is Underrated. Et c’est avec ce dernier qu’on nous assure la promo de la venue les jours prochains du quand même légendaire bassiste.
Pourtant en grattant bien, on trouve l’allusion à un disque enregistré cette année en compagnie de Elesa Abela et Emmanuele Tomasi. Par contre aucune trace physique n’a été repérée.
Par conséquent, on revient sur ce disque taillé dans le cristal, Nothing Is Underrated qu’on dépoussière 3 ans plus tard, presque jour pour jour.
Aussi limpide et fragile que le matériau, cet album est un disque qui ne fait aucune vague, qui passe plutôt inaperçu pour celui qui n’y regarde pas de plus près, avec un œil d’expert. C’est en le manipulant et en l’examinant avec attention que ces facettes brillantes souligneront son éclat. C’est en lui accordant un investissement personnel que le disque se distinguera du vulgaire verre pour dévoiler sa matière réelle.
JOE LALLY a poli avec raffinement sa douceur et son imaginaire au point de jouer sur l’apparence insipide du verre pour masquer sa juste valeur. Alors si ce retour, un peu par la force des choses sent aussi le réchauffé, il permet quand même de (re)découvrir un album qui n’a pas brillé suffisamment mais qui mérite son coup de projecteur.

Fugazi