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Interview 06-06-2024 par Isabelle 9 min de lecture

Do or Die

« On veut aller vers l’avant sans oublier d’où on vient. »

Do or Die n’est pas mort. On aurait pu le croire. Pour preuve, le 17 juin prochain, le groupe présente un nouveau single. Le premier en neuf ans. Il sera suivi d’un nouvel EP fin d’année.
Chris Michez, fondateur du groupe et seul rescapé du combo d’origine, présente sa nouvelle équipe et nous parle des fans, de la scène et du parcours de Do or Die.




Bonjour Chris. Comment va Do or Die ?
Très très bien. On est en train de préparer un EP qui sortira fin de l’année. D’abord un single en juin puis un deuxième single en juillet. Normalement, un troisième single arrivera en septembre avant la sortie de l’EP complet en novembre.

Que s’est-il passé pendant ces neuf années ? Do or Die était-il en pause ou à l’arrêt?
Un peu les deux. Le temps que je retrouve des musiciens qui ont envie de faire la même musique que moi, avec la mentalité Do or Die. J’en ai retrouvé mais j’étais tout seul au chant, c’était un peu compliqué de faire du Do or Die avec un seul chanteur. À ce moment-là, on a fait deux trois concerts. C’était pas mal parce qu’on faisait les deux premiers albums, « Heart Full of Pain » et « Meaning of Honor », que les gens demandaient. Mais c’était pas la même chose, comme j’étais tout seul au chant. Donc, on a préféré arrêter, mettre en pause Do or Die et commencer un nouveau projet (ndlr : Bury Your Demons, voir question suivante). On a remarqué que c’était plus un projet studio. A ce moment-là, j’ai arrêté aussi et j’ai recontacté des gens, des amis, pour reformer le groupe avec deux chanteurs. On refaisait les deux premiers albums parce que les gens les demandaient et au fur et à mesure, on a vu que la sauce prenait. On a recommencé deux, trois concerts et ça s’est super bien passé.
Maintenant, pendant les neuf années, j’avais ma petite vie de famille. Je me suis consacré à fond à la famille mais toujours en ayant Do or Die dans ma tête.

« On a pris son temps, vraiment son temps, mais là, maintenant, c’est bien parti. On verra ce que l’avenir nous dira. »

Qu’en est-il de Bury Your Demons ?
C’était un projet avec Eric Klinger qui était venu dans Do or Die, une paire de mois, pour jouer de la guitare. En attendant de retrouver des musiciens pour Do or Die et pour pas rester chez soi sans rien faire, on a décidé de faire Bury Your Demons. Il avait composé deux, trois morceaux. J’ai mis mon chant dessus, on a appelé Léo pour mettre sa batterie. Voilà, c’était plutôt un projet studio. Sans plus. Maintenant, Eric a son travail de son côté, moi j’ai Do or Die qui est revenu à 1000% donc Bury Your Demons est à l’arrêt. Je ne sais même pas si ça va reprendre un jour mais on s’était bien amusé. Je travaille toujours avec Eric parce que c’est lui qui mixe, qui enregistre et qui fait le mastering de Do or Die. Donc voilà. Il m’apporte beaucoup d’idées niveau chant. Pour Bury Your Demons, je ne sais pas si ça va reprendre un jour, si on va recomposer un morceau ou deux et le mettre on line. C’est entre parenthèses pour l’instant. D’abord Do or Die à 1000%, après, on verra.

Qui sont les membres actuels de Do or Die ?
Au chant, il y a Gio qui chante dans Oddism. Gio, je le connais depuis super longtemps, il venait voir nos concerts tout au début. C’est un super chanteur avec une super bonne voix. Ce mec est vraiment super sympa et on s’entend super bien depuis des années. De là, on a contacté Délo qui était l’ancien bassiste de Do or Die mais il y a super longtemps. Maintenant c’est pour la guitare. Il joue dans Stand for Truth, groupe de Tournai. Il a réfléchi de son côté, puis il a dit ok et il a contacté Guillaume, le batteur de Stand for Truth, pour voir s’il était d’accord de venir dans le projet. Guillaume a dit tout de suite oui. On a contacté Etienne qui a joué de la basse aussi dans Do or Die pendant une bonne période. Il a fait deux albums, je pense, avec nous. Il a fait « Tradition » et « Pray for Them ». Je suis très content qu’il soit revenu avec nous car il est super. Il a un peu plus le temps maintenant.

« On a dit qu’on ne répétait plus 25 fois par semaine (rire), qu’on prenait le truc à son aise mais qu’on travaillait quand même. »

À la basse, c’est Rémy, un gars de Namur qui avait à ce moment-là un groupe rock/metal. C’est le petit jeune du groupe qui est super motivé, qui saute partout sur scène comme nous quand on avait 20 ans.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de recomposer ?
Le fait d’être ensemble au local pour répéter les vieux morceaux pour les jouer en live. Après, on s’est dit, pourquoi ne pas composer et voir ce que ça donne. On a sorti des choses vraiment bien et on s’est dit pourquoi pas sortir un nouvel EP. En plus, quand on faisait des lives, des gens nous demandaient si on allait sortir quelque chose de nouveau. On a joué une fois un des nouveaux morceaux en live et les gens ont bien répondu. On est super content des compos qui arrivent et on est impatient de sortir cet EP.

Que peut-on déjà savoir du nouveau single et du clip qui sortent le 17 juin ?
C’est le deuxième qu’on avait composé avec les nouveaux membres. On veut composer un peu plus dans la lignée de « Heart Full of Pain » et « Meaning of Honor », les deux premiers albums. On revient plus à du hardcore, c’est bien agressif. On entend vraiment dans le morceau qu’on prend notre pied ensemble. Le clip vidéo c’est la même chose, quand vous allez voir les images, c’est du nouveau. C’est Pierrot un mec de Lille qui a pris les images et qui a produit le clip. Il fait du super bon travail.

« Il y a des gens qui vont aimer, il y a des gens qui vont pas aimer. Tout ce que je peux dire c’est que, nous, on prend notre pied comme quand on avait 20 ans, à faire ce morceau et à le jouer en live. »

Fin d’année, on découvrira votre nouvel EP. À quoi peut-on s’attendre ?
Comme le premier morceau que vous allez entendre le 17 juin. L’EP, il est fait avec les tripes, avec l’envie de faire des nouveaux morceaux. Vraiment dans la lignée de « Heart Full of Pain » et « Meaning of Honor ». Avec un peu de sang frais comme Remy est avec nous. Vous allez vraiment entendre, je vais pas dire le renouveau de Do or Die, mais plus ce qu’on a fait dans le passé. Donc, bien agressif, bien lourd. Chaque morceau a son identité et ça, c’est vraiment bien.

Est-ce que vous souhaitez aller vers l’avant ou remonter le temps ?
Aller vers l’avant bien sûr mais aussi ne pas oublier d'où on vient. On va continuer à jouer les anciens morceaux des deux premiers albums, pour l’instant, en incluant des nouveaux.

En été 2023, on vous a vus sur la scène de plusieurs festivals (Dour, Alactraz, Hellfest, etc.). Est-ce que vous avez encore du plaisir à jouer sur ses grosses scènes que vous connaissez depuis des années ?
Oui sinon je ne le ferais pas. Avant de monter sur scène, que ce soit une grosse scène, une petite scène ou un club, j’ai toujours la boule au ventre. L’envie est toujours là, le stress est toujours là, l’envie de bien faire. On prend autant son pied sur une grande scène que dans un petit club. On voit vraiment qu’on est uni sur scène, qu’on s’amuse. On prend du plaisir à faire ces concerts, à aller voir les gens, à être sur scène avec eux, aller les voir dans le public, etc. C’est super important pour Do or Die de jouer. On n’est pas un groupe de studio ou de local de répèt. Nous, ce qu’on veut, c’est jouer, prendre du plaisir et donner du plaisir.

Do or Die s’est formé en 1999. Quel regard portez-vous sur votre parcours ?
C’est vrai que ça fait un moment. Il n’y a plus que moi, depuis 1999, qui est là. Certains musiciens ont préféré arrêter parce que cela ne collait pas avec leur vie familiale, leur travail. D’autres, parce qu’au niveau musical, ce n’était pas dans leurs idées. Je voulais garder une certaine ligne de conduite.

« Do or Die c’est du hardcore, du hardcore metal. Ça ne changera pas. Beaucoup de gens m’ont dit qu’ils avaient arrêté de suivre Do or Die une fois qu’on était partie un peu trop metal. Ici, j’ai voulu revenir beaucoup plus hardcore, écouter les fans. »

Je regrette aucun choix, aucune décision. Quand on voit que Do or Die s’est formé en 99 ça fait quand même une paire d’années et on est toujours là. C’est un chouette parcours, je trouve. C’est un parcours avec des hauts et des bas, comme dans un couple.

Quel est le secret de la longévité de Do or Die ?
L’amour de la musique. Je parle personnellement parce que je suis le seul, depuis 1999, à être encore là. Ne pas jouer pour l’argent (rire), ça c’est sûr et certain. L’amour du hardcore. Faire des nouvelles rencontres. Rencontrer les gens en concert, sur les réseaux sociaux. Proposer notre musique. Composer. Tout ça est important pour moi. Pour ma part, la longévité c’est l’amour du hardcore et jouer.



Y a t-il des actualités à annoncer ?
La sortie de l’EP en fin d’année. On ne connait pas encore exactement la date car il nous manque un morceau à composer et comme on fait ça à notre aise, on verra, mais on l’aura. Le 7 décembre, on a une date à l’Entrepôt à Arlon pour le Tremplin du Durbuy Rock Festival. L’actualité c’est jouer le plus possible quand l’EP sortira, fin d’année et l’année prochaine et surtout faire les festivals d’été.

Si tu veux ajouter quelque chose, let’s go.
Merci aux fans qui nous suivent depuis 1999, à ceux qui nous suivent à partir de maintenant. C’est grâce à vous que Do or Die existe toujours et a toujours envie de jouer. Notamment moi. Quand tu as des gens qui vienne te dire « Merci d’être encore là, c’est super cool ce que vous faites, continuez comme ça » ou quand j’ai un gars qui vient me dire « J’écoutais ça quand j’étais jeune, ah vous existez encore, terrible. » Toutes ces choses-là me donnent envie de continuer. Et je pense que tous les nouveaux musiciens qui sont dans Do or Die maintenant ont cette envie aussi. On verra ce que ça donnera fin d’année avec l’EP. On est à 1000% et on a envie de jouer, jouer, jouer et de donner du plaisir aux gens. Ça c’est le plus important. Et pas se prendre la tête.
Voilà, peace.
Merci à toi, Isabelle, pour Shoot Me Again webzine, c’est vraiment super sympa. Continuez comme ça !

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