C’est avec une ouverture des plus entraînante que le groupe français lance son Stoner Rock’n’Roll. De quoi nous faire entrer dans le vif du sujet dès les premières secondes et de donner l’envie d’enfoncer l’accélérateur. Gros son et grosses guitares sont au rendez-vous. Ici, on aime l’huile de moteur brûlée, les belles mécaniques et les casquettes de trucker. Ça transpire l’Amérique profonde même si nos lascars sont originaires de l’hexagone. Il ne reste plus qu’à faire remonter le disque jusqu’à Hollywood et de préférence jusqu’à Tarantino ou son acolyte Rodriguez et LOS DISIDENTES DEL SUCIO MOTEL pourrait bien nous sortir en guise de deuxième album, un véritable soundtrack.
C’est plutôt bien foutu. Ça balance sévère et ça envoie comme on aime bien. Comme il s’agit du premier album, LOS DISIDENTES DEL SUCIO MOTEL manque encore un peu de distance, mais on apprécie qu’en 12 titres, le groupe arrive à varier son propos. La filiation à QUEENS OF THE STONE AGE est plutôt évidente. Le rapprochement à ORANGE GOBLIN, FU MANCHU et KYUSS un peu moins, mais il n’en est pas pour autant vraiment dissimulé.
Si LOS DISIDENTES DEL SUCIO MOTEL n’est pas encore le groupe le plus original, ni celui qui renouvelle le genre, il reste un groupe appréciable qui sait composer de bons titres pour nous faire passer un bon moment. Mais en fin de compte, qui a dit que le groupe cherchait à faire plus ?
Los Disidentes Del Sucio Motel
Queens of the Stone Age
Orange Goblin