2010, c’est l’année du grand retour des
anti-Dieux du Death Métal Technique
Atheist
Atheist1 chronique. Représentant ressuscité de la scène Death Métal de
Tampa Bay en Floride, Atheist ne nous avait plus fait ce plaisir de nous sortir un album depuis
Elements en 1993. Soit dix sept ans durant lesquels le groupe a connu de multiples chamboulements suite au décès du bassiste,
Roger Patterson, dans un accident de voiture. Il a fallu digérer la disparition du frère d’arme, puis faire face aux démêlés avec la justice de l’ex-guitariste
Ran Burkey. Et plus récemment, combler le départ du dernier bassiste en date,
Tony Choy. Aussi, les deux derniers rescapés du début, le chanteur
Kelly Schoefer et le batteur
Steve Flynn, ont pris le temps de recréer un Atheist tout neuf, boosté par l’arrivée de deux nouveaux guitaristes,
Chris Baker et
Jonathan Thompson, tout deux membres de
Gnostic. Ce nouveau line-up virtuose (à noter que Jonathan Thompson est également l’auteur des lignes de basses) a mis au monde
Jupiter, un album huit titres de Death-Tech surpuissant et progressif, à la lisière du Jazz et sans les influences latines qu’on pouvait reconnaitre sur l’album précédant.
Sur
Jupiter, le son est très puissant, comme on peut l’entendre sur l’excellent
Second to Sun, morceau plus mélodique qui ouvre l’album. L'opus est aussi très ouvert aux expérimentations vocales de Kelly Schoefer qui n’hésite pas à multiplier sa voix et à intégrer des chœurs comme dans
Live and live again. Tantôt basse, tantôt haute, la voix est toujours torturée et rageuse semblable aux paroles très nietzschéennes qui jouent avec les mots, comme par exemple avec le titre
Faux King Christ.
Il est clair que les compositions d’apparence déstructurées, et le côté très progressif de
Jupiter peuvent sembler désarçonnants voir même difficiles. Mais ce disque apporte avant tout un vent de fraicheur innovant, ouvert aux expérimentations, qui n’est pas sans rappeler un certain
The Dilliger Escape Plan.