Un peu à l’instar de Lemmy et MOTORHEAD, Bobby Liebling et son PENTAGRAM sont à l’origine de nombreuses rumeurs sulfureuses. Certaines sont bien évidemment vraies et d’autres complètement fausses, mais elles ont toutes contribué à la renommée du groupe légendaire.
On doit l’artwork du nouvel album, Last Rites, à Mo Moussa, plus connu pour son travail chez Marvel et DC Comics, mais grand amateur devant l’éternel de la musique underground.
Si Last Rites n’est que le septième album du groupe, c’est parce qu’à l’image de sa musique, le groupe évolue de manière pachydermique, avec lenteur. Déjà à ses débuts, il avait fallu attendre quatorze années avant que PENTAGRAM ne sorte son premier album. Cette signature chez Metal Blade devrait enfin permettre au groupe pourtant culte de sortir des confins de l’underground où il s’enlise depuis près de 40 ans.
Côté musique, Last Rites est plutôt inégal. L’album s’ouvre sur Treat Me Right, un titre bien implanté dans le registre du groupe. Trempé de heavy doom, il laisse entrevoir un album du meilleur acabit. Malheureusement, la suite va surprendre. En effet, dès Call The Man, la plage suivante, le chant de Bobby Liebling va changer de timbre et le son va devenir plus rock, oscillant même parfois entre le Hard FM et quelques vagues souvenirs 70’s (Windmills And Chimes). On ne pourra reprocher les efforts techniques et vocaux de Bobby Liebling même si au final, le chant perd un peu de son énergie brute. Si le groupe assume son renouveau rock, PENTAGRAM a toutefois conservé suffisamment de guitares grasses pour rappeler ses origines Heavy.
Une fois l’effet de surprise passé, les titres se calent dans l’oreille et quelques perles se décèlent parmi les 11 titres. Ainsi Nothing Left réchauffe très vite les cœurs et on retrouve un PENTAGRAM bien Heavy et gonflé. American Dream n’est pas en reste côté Doom. Walk In The Blue Light veut en découdre et Death In 1st Person se rappelle à un groupe majeur comme BLACK SABBATH.
Nonchalant, PENTAGRAM semble n’en faire qu’à sa tête. Côté réputation, le groupe n’a finalement plus rien à prouver. Si Last Rites n’est pas parfait, ni le meilleur album du groupe, il reste un album suffisamment convaincant et plaisant pour mériter ce coup de projecteur qu’offre aujourd’hui Metal Blade. PENTAGRAM ne s’est pas reposé sur son nom et si le groupe cède à ses envies sans calcul, c’est tant mieux d’un point de vue de la démarche artistique.

Pentagram

Raven