L'influence Black Metal qu'on avait vu apparaître sur Winter Hours est maintenant omniprésente et elle nous tombe dessus comme un déluge. TOMBS a repeint sa froideur en noir.
Le groupe a conservé quelques moments introspectifs, mais ils ne sont pas plus sains que la perversion elle-même.
Il est net et évident que TOMBS confirme, et même plus, sa valeur avec Path Of Totality. Difficile de survivre à une telle bestialité... raffinée. To Cross The Land laisse déjà entrevoir l'espoir d'une accalmie, avant d'exploser dans un rythme soutenu qui pilonne telle une AK-47 en guise de métronome. L'enchaînement des deux premiers titres dépeint très clairement l'album qui va suivre.
TOMBS n'a été avare ni en titres, 12 pour une durée d'un peu moins d'une heure, ni en idées. Les compositions sont bien identifiables et personne ne pourra dire que cette musique de sauvages joue toujours la même chose. Afin que derrière autant de férocité et de lourdeur, le disque ne soit pas indigeste, le groupe s'est imposé des variations nombreuses tout en conservant une homogénéité, tant musicale qu'artistique.
S'il y a deux ans, on pouvait encore classer le groupe parmi ceux qui émergeaient avec assurance, 2011 devrait être pour TOMBS, l'année de l'imposition. S'il ne devient pas dans les mois qui suivent, le groupe à voir, il faut qu'il change d'agence de Booking et de Promotion parce que le problème ne pourra venir que de là. Difficile à croire qu'avec un album comme Path Of Totality, TOMBS ne puisse pas devenir un des immenses noms de la scène alternative.

Tombs