Ce Rising Sun ne faillit pas à la règle. Les riffs de guitare sont hyper riches et nous offrent des sons inattendus (le début de Mad Girl par exemple) alors que la batterie joue à la perfection son rôle de hachoir (Crashing Down qui clôt cet album notamment). Mais ce qui a toujours fait la différence de Stray From The Path par rapport à d’autres groupes du style, c’est le placement de voix du chanteur Drew York. Ses paroles sont calées à la perfection sur la musique, avec une précision et un savoir-faire qu’on ne retrouve en général que dans le rap. Sans passer pour des perfectionnistes ou des chipoteurs, Stray From The Path ne laisse rien au hasard et enchaîne les morceaux efficaces avec certains passages qui seront rapidement d’incontournables passages sing-along en concert. Répétez après moi : « Put your fist in the air to the sound of the new beat » !
Les paroles ont toujours cette empreinte de haine et d’agressivité, après le clip de Damien qui marquait clairement les positions du groupes par rapport à la religion, ils enfoncent le clou avec le morceau Prey : « You spread the word because you think that you must living by the words "In God We Trust" - but we don't trust you ».
Cet album respire l’agressivité mais sert également de défouloir. Le groupe parvient à cracher sa haine sans nous la transmettre, il nous invite plutôt à les accompagner dans l’évacuation des frustrations qu’on peut légitimement tous avoir dans cette société moderne.

Stray from the Path