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Chronique 17-06-2012 par Antoine 5 min de lecture

Linkin Park — Living Things

Deux ans d’absence pour Linkin Park après « A thousand suns » et maintenant, le retour avec « Living things ».

Ouverture sur « Lost in the echo », synthé en force, batterie, basse, guitare et enfin le chant. Un rap rapide comme ils nous y ont habitué avec en fond, l’écho de Chester Bennington qui rentre pour un refrain tel qu’on aime l’entendre de leur part. Enfin on en revient au Linkin Park d’avant ; le groupe du temps de « Numb », « Breaking the habbit » et autre « What I’ve done ». Et ces cris bien puissants sont là, eux aussi, pour nous rappeler à qui nous avons affaire.

Le son robotique du clavier de Shinoda introduit « In my remains ». Très bon morceau sur tous les points de vue : que ce soit l’instrumental manié d’une manière très intéressante, la partie chant Bennington/Shinoda, les chœurs, tout cet ensemble donne quelque chose de très très bon à écouter.

Troisième titre : « Burn it down », morceau que vous avez sans doute déjà entendu si vous écoutez la radio de temps en temps (même Bel RTL la diffuse donc pas d’excuse). C’est ce même morceau qui m’a motivé à écouter l’album étant donné l’appréhension que j’avais depuis quelques temps envers le groupe qui s’était fait plus hip/hop qu’à son habitude. Toujours cette introduction au clavier qui est (encore une fois), utilisé à la perfection. Ils ont réussi à lui mettre un son très électronique qui se mêle bien au reste des instruments qui, eux aussi, font de l’excellent travail jusqu’à présent.

« Lies greed misery » arrive pour baisser mon enthousiasme d’un cran. L’intro me fait penser aux chansons beaucoup trop commerciales pour jeunes filles que l’on entend trop souvent et la partie rap ne me fait aucun effet tout comme la partie chant qui n’est pas en accord avec l’instrumental. Et cette intro qui se répète sur les refrains fait que ça en arrive à la limite du brouhaha. Linkin Park me délivre donc ma première déception…

Heureusement, « I’ll be gone » est là pour les remettre sur le droit chemin. Le début se fait inquiétant, angoissant puis on est pris dans la sphère infernale, comme pris au piège. Je me suis retrouvé comme dans une course poursuite de laquelle je devais m’enfuir au plus vite sans en avoir vraiment envie tant c’était excitant. Ce morceau dégage une force énorme !

L’angoisse se poursuit sur « Castle of glass ». Morceau rempli de tristesse ou de haine dans les paroles où Chester Bennington semble provoquer une destruction (probablement de lui-même) lorsqu’il scande dans le refrain I’m only a crack in this castle of glass. Epoustouflante chanson et quelle énergie !

« Victimized » arrive comme une transition. Court morceau d’à peine 1min47, il démarre un peu bizarrement. Il n’y a pas vraiment de sens dans ce que j’entends, plus du bruit que de la logique musicale. Cependant, le chant apporte là sa première grosse touche de néo-métal avec le refrain hurlé (sans aucune exagération soyons d’accord) et les passages rap à partir du deuxième couplet. Le chant est donc ok, mais l’instrumental n’est pas au top.

« Roads untraveled » se fait plus calme ou plutôt, plus dans la progression. Tout commence par un piano très clair accompagné d’un petit carillon dirait-on auquel vient se greffer le chant qui se fait écho à chaque fin de phrase. La progression se fait ensuite par les « ohohoh » du refrain mêlés à la batterie à la guitare avant d’en revenir à la structure du début pour reprendre ensuite de la puissance du refrain. Une montagne russe particulièrement bien construite donc.

Le morceau suivant, « Skin to bone », n’est pas celui que je retiendrai le plus de cet album. Aucune grande découverte ni sensation. Il est passé comme il le devait sans pour autant retenir mon attention tout comme ce fut le cas pour la piste suivante, « Until it breaks », morceau qui commence par un rap allongé d’un écho que je n’hésite pas à qualifier d’inutile supporté par, en fond musical, de la dubstep ! Pourquoi ? Aucune idée et j’aurais aimé essayer d’apporter une explication mais hélas ça ne vient pas…

L’instrumental « Tinfoil » vient pendant une minute pour calmer les choses pour glisser dans une excellente transition vers le dernier chapitre de cet album : « Powerless ». C’est sur une certaine douceur très agréable qui prend un peu de puissance comme pour jeter les ultimes forces du groupe dans la bataille que se referme cet album. Ils finissent donc sur un bon point.

Je conclus donc ici en disant que Linkin Park signe un retour assez bien réussi. Une première partie toute en puissance et bien exécutée avant de livrer quelques déceptions il faut bien l’admettre mais qui peut se vanter d’être parfait ou bien de tout aimer ? Bon retour aux sources donc, avec cette sonorité et cette voix qui leur sont propres. Pas loin du commercial mais juste dans leur style avec quelques chansons qui pourraient devenir indispensables à leurs tournées futures je pense à « Burn it down », « Castle of glass » par exemple.

Tags Linkin Park Living Things

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