Après avoir dédié leurs deux derniers albums au travail non terminé de D'Amour, on peut dire que la bande à Denis Bélanger revient en grande forme avec ce nouvel opus.
Si en live, Voivod a pris quelques rides, sa musique elle n'en a pas pris une seule. On le sait et ce n'est un secret pour personne, les Canadiens proposent encore un heavy metal old school teinté de trash et de metal progressif qui n'a pas évolué depuis près de 25 ans et la sortie de leur cinquième album, Nothingface. Pour eux les 80's et les belles années du heavy metal ne sont pas mortes et ne se sont d'ailleurs jamais terminées.
Avec ce disque Voivod fait ce que l'on peut appeler un retour en force. A la guitare, on retrouve Daniel Mongrain. Sur scène comme sur album, le guitariste de 36 ans reprend le rôle de D'Amour d'une bien belle manière. De son côté Denis Bélanger a toujours une voix qui attaque. Tout en justesse, mais toujours aussi saccadée, Snake, alias Bélanger, bien aidé par ses musiciens, parvient à pousser l'auditeur dans ses retranchements.
C'est pour cette raison que Target Earth, tout en étant un excellent album, en rebutera plus d'un lors de la première écoute. Cependant, après un léger temps d'adaptation, ce disque vous livrera toutes ses richesses et sa puissance.
Seul point noir à afficher au tableau, la pochette de l'album. Si Voivod n'a jamais été un groupe qui nous proposait des oeuvres d'art pour accompagner ses albums, on peut dire ici que les Canadiens se sont largement surpassés.
Si l'on oublie sa pochette hideuse, Target Earth flirte avec la toute grande époque de Voivod. Celle des Nothingface et autre Dimension Hatröss.
En bref, Voivod nous démontre d'une bien belle manière qu'il faudra encore compter avec eux dans le futur. Une véritable leçon.

Voivod