Très vite à l'écoute de ce nouveau disque découpé en seulement quatre plages, deux changements majeurs deviennent des évidences. Le son d'un part et la variation de l'autre. Au mastering, on retrouve Magnus Lindberg. Difficile de dire précisément si l'évolution sonore vient de lui. L'enregistrement a été confié à Peter Lundin, mais il n'est pas aussi pur que les précédents travaux de Magnus. Par contre, on retrouve une précision qui permet de mettre en avant les différents protagonistes et d'imbriquer plus solidement la dynamique musicale. Sole Creation est donc plus propre que son prédécesseur.
Pour son nouvel album, KONGH a aussi cherché à se focaliser sur l'évolution de ses plages et à mettre en évidence les mélodies. De fait, Sole Creation offre des Suédois plus inspirés. L'album mélange à part égale et sans distinction particulière un chant profond et guttural avec un chant clair décliné. D'ailleurs avec ce chant plus mélodieux, KONGH cherche aussi à tirer profit de l'influence de BLACK SABBATH. Il lui donne des accents surnaturels, ralentis et hallucinés.
KONGH maintient cette lourdeur héritée du Doom. Tempi lents, ponctués d'accélérations légères, KONGH ne relâche jamais le poids de la puissance même sur les parties les plus aérées vocalement. On peut également retrouver quelques sonorités lourdes empruntées à la scène Post-Core (entendez NEUROSIS).
Bien que plus entreprenant que par le passé, KONGH n'arrive toutefois pas à faire complètement décoller son vaisseau. On le sait pesant, mais là ou d'autres parviennent à nous emmener aux cieux, KONGH peine à galvaniser complètement le public. On y a pourtant cru sur The Portals où il démarre avec l'enthousiasme nécessaire. Malheureusement KONGH se renferme trop vite dans un besoin rythmique récurrent. Sole Creation dévoile un groupe suédois en progression à qui il n'aura pas manqué grand chose pour renverser l'auditeur.
Doom Metal / Rock

Kongh
Black Sabbath
Neurosis