Portés et mis en confiance (en avaient-ils vraiment besoin ?) par le succès de Outlawed sorti en 2011, Attila va jusqu'au bout de ses délires et mélange structures complexes, voix death-metal, voix claires, et sonorités presque neo-metal. Leur musique gravite toujours autour du deathcore malgré tout, vu que c'est la voix dominante utilisée par Fronz.
Plusieurs morceaux se révèlent comme des tubes en puissance dès la première écoute, comme Hellraiser ou Rageaholics. Par contre, ils ont quoi tous les groupes à vouloir intégrer en interlude un faux message vocal, laissé par ou pour le chanteur ? Sleeping With Sirens a déjà fait le coup il y a quelques semaines pour un effet pas beaucoup plus intéressant. Ici, le message laissé à l'attention de Fronz confirme l'attitude jemenfoutiste qui caractérise le leader du groupe. Ils assument et jouent décidément de leur côté branleur et en effet, mieux vaut ne pas les prendre au sérieux sur l'excellent morceau-titre About That Life : "I like a bad bitch - she fucks me all night - then she counts my money while I'm on my play station". En quelque sorte Attila c'est un peu le hip-hop bling bling pas très glorieux, version metalcore. Faut quand même être couillu pour réussir à placer dans ses lyrics une phrase telle que "Suck my Fuck", et plus encore pour en sortir une ligne de vêtements - Fronz est loin d'être le fêtard décérébré dont il se donne l'image, puisqu'il gère de main de maître sa marque de vêtements et d'accessoires Stay Sick Clothing.
Malgré tout, ce côté party-boy et vite torché (pas tant que ça au vu du son et de la qualité des constructions) en apparence de l'album est plutôt efficace puisqu'il se boit comme du petit lait, aussi appréciable en été qu'un bon Every Time I Die qu'on met à fond en voiture. Maintenant, ce ne sera peut-être pas l'album qu'on écoutera des années durant, il pêche quand même par un sacré manque de profondeur et une certaine inégalité des morceaux. Mais les titres comme ceux cités ici plus haut seront incontournables dans les nouvelles setlists du groupe et s'imposeront rapidement comme incontournables. Alors plutôt que réfléchir et lire les paroles (non ça n'en vaut pas la peine, vraiment), profitez donc de votre prochain trajet en bagnole pour tester votre capacité à apprécier un album pas franchement intellectuel mais qui met bien la patate !
crazy metalcore deathcore rock

Attila