L'impression de masse, de guerre et de dévastation aura été la seule constance. Guillotine, un album tranchant dans le lard qui se penche vers une version encore plus sombre et primale. Le cinquième album de THE PSYKE PROJECT sonne métallique mais transpire l'urgence. Enregistré en 7 jours seulement et après un passage chez Lifeforce Records, on retrouve le groupe dans un esprit plus DIY et moins propre sur lui. Jacob Bredahl (HATESPHERE) signe une production en droite ligne avec la direction empruntée sur Guillotine : une présence frontale et imposante où la noirceur désespérée, voire haineuse et misanthrope se complait à nous molester.
Sans concession, ni compromis, THE PSYKE PROJECT marche sur les pas de INTEGRITY, rejetant toutefois les élans 90's de ce dernier pour accentuer son apparence de monstre. Il faut dire aussi que les Danois cèdent à la tendance du Black Metal pour assombrir leur Hard-Core, donnant par la même occasion cette impression plus actuelle.
Cette tendance à s'inspirer et à multiplier les influences issues des musiques extrêmes peut décontenancer en parcourant l'histoire des Danois. Eloignant la formation d'une ligne directrice musicale simple, elle permet toutefois à THE PSYKE PROJECT de se renouveler dans sa maturation et de surprendre. Chaque album marque un tournant dans l'évolution du groupe et dans l'exploration de sa brutalité. Guillotine l'amène à son firmament et nous fait perdre la tête. Constant dans son intensité et son énergie, ce cinquième album ne souffre d'aucun essoufflement alors qu'il déferle seconde après seconde.

The Psyke Project
Integrity