Bright Lights était linéaire et très différent du reste de la discographie du groupe, mais malheureusement dans un mauvais sens. Nation reste tout aussi plat et ne réussit même pas à rattraper son prédécesseur. A la fin de l’écoute de l’album, il est impossible de fredonner un air et de se rappeler d’un riff tellement toutes les chansons se ressemblent. Non allez, peut-être une chanson a maintenu mon attention : Gold Medal Music pour son côté metal, ce qui surprend assez. Mais en général, TRC a malheureusement perdu le groove qui faisait leur charme. Adieu la tête qui remue dans tous les sens, bonjour les excès de clavier et de solos ennuyeux. Mais encore, on note la presque omniprésence du rap : il n’y a aucun problème avec les passages rapés, seulement on manque quand même d’une bonne voix hardcore dans tout ça, surtout quand le chanteur Anthony est aussi doué.
Nation est donc la descente aux enfers des Anglais. Une très triste descente aux enfers. The Revolution Continues, ça oui, mais pas dans la bonne direction. Il faudrait arrêter de se regarder dans la classe pour soigner son look à longueur de journée et se remettre au boulot !