Dans la réalité, ça se passe tout de même autrement. Inoubliable, certainement! Increvable, tout le monde veut y croire. De toute manière, une chose est sûre, les légendes ne meurent jamais! Mais toujours est-il que le 21eme album de Motörhead aurait bien pu devenir un album posthume si cette légende avait tiré sa révérence sur les planches du festival allemand. Enregistré en février 2013, Aftershock vient donc ajouter une ligne de plus et non un point final au palmarès de ce groupe qui a créé le heavy metal.
A 67 ans, même s'il a quelques ratés, le moteur de l'homme à la basse sculptée, au chapeau vissé sur le crâne et aux bottes uniques au monde ronronne toujours comme aux premiers jours. Qu'on ne se leurre pas, ce ronronnement, si on le doit en très grande partie au tallent du bonhomme, le reste n'est que le résultat de la magie du mixage. En concert, ça se voit, Lemmy peine de temps en temps, mais ça, on s'en fout. Car aller à un concert de Motörhead reste une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie. Et comme le dit Lemmy himself, la vie est courte, donc n'attendez plus trop longtemps.
Avec Aftershock, pas de surprise, Lemmy, Phil Campbell et Mikkey Dee nous balancent la seule chose qu'ils savent faire au monde: du Motörhead. Ici on n'est pas dans intellect, mais bien en plein dans le rock'n'roll pure et dur. Le reste n'a pas d'importance.
Force est de constater à l'écoute de cette nouvelle galette que malgré son âge avancé, Lemmy reste un compositeur et un parolier de tallent. Les arrangements, même s'ils sont les mêmes depuis la date de la création du groupe, n'en restent pas moins que l'essence même d'un véritable morceau de heavy metal. Et c'est ça, couplé à un mur de son bâti sur scène, que les gens recherchent.
Entre blues, hard rock, rock'n'roll à la Elvis et riffs ravageurs, Aftershock confirme une fois encore la règle qui veut que Motörhead ne pond jamais de mauvais album. Même si la majorité des gens, et ça se comprend, ne jugent que par Overkill et Ace of Spades, Aftershock est bien loin de faire pâle figure face à ces deux albums devenus mythiques.
La suite de l'histoire, si elle passe par la tournée européenne que Motörhead débutera en novembre prochain, reste encore sûrement à écrire. L'homme à la voix inimitable l'a encore confirmé dans un reportage que la chaîne Arte lui a consacré et qui fût diffusé une semaine avant la sortie de l'album, il ne compte pas s'arrêter avant 2047 ou 2048.
Maintenant reste à espérer que papy Lemmy a vu juste car, putain, le jour où ce mec disparaîtra, les larmes de la madeleine auront un sale goût acide, et ça, c'est moi qui vous le dit!

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