Le musique du groupe se classe clairement dans cette nouvelle vague de hardcore mélodique mais s'en démarque par un son de guitare qui se passe souvent de distortion. En résulte donc un son bien plus clair et compréhensible qui contraste parfaitement avec les cris de Joel Quartuccio. La musique semble sortir des tripes des membres du groupe, avec une sincérité qui ne peut que toucher au coeur.
Sur la deuxième piste, Dear G-D, apparaissent les premières voix claires. Sans fioritures, elles restent parfaitement sobres, mélodiques, et sont alternées avec des passages en voix parlée. Difficile de ne pas évoquer Listener dans l'approche poétique de ces séquences.
L'authentique chef-d'oeuvre de cet album est sans contestation possible The Hardest Part Is Forgetting Those You Swore You Would Never Forget. Après un démarrage en puissance, le morceau évolue rapidement vers un refrain en voix claire tout simplement magnifique, puis une montée en intensité qu'on retrouve en général dans la scène post-rock. Après plusieurs minutes de montée, un pic de puissance laisse sa place à un grandiose final où le refrain prend tout son sens. C'est à ce moment précis qu'on se rend compte qu'on est ici en présence d'un album qui va marquer toute sa génération.
L'intensité et la puissance, couplées à des passages mélodiques profonds et sincères, ne quitteront plus cet album jusqu'à la piste de clôture If They're Not Counted, Count Me Out, qui nous laisse sur un nouveau passage en voix parlée empreint d'une jolie nostalgie.
En un seul album, Being As An Ocean se place comme le potentiel leader d'une nouvelle scène mélodique en pleine expansion. Le groupe prouvera, lors de ses nombreuses tournées qui suivront la sortie de cet album, qu'il est avant tout un groupe de scène et qu'il est capable de ressortir avec plus d'intensité encore toute l'énergie de sa musique, dans une véritable communion avec son public.
new school melodic hardcore

Being as an Ocean