Crimson Shadows ne vous est peut-être pas un nom inconnu. Avec à leur actif deux EPs, un album, et surtout le gain du tremplin « Wacken Metal Battle » l’année dernière, les Canadiens ont déjà pu se faire remarquer allègrement par les fans de Power en tout genre.
C’est que leur label, Napalm Records, décrit la musique de Crimson Shadows comme un mélange de Children of Bodom et Dragonforce. En effet, loin du cliché du heavy metal à la voix aussi haut perchée que la crinière est longue, Crimson Shadows joue un hybride de Death mélodique rapide, technique et parsemé de nombreuses parties en chant clair lors des refrains, qui contrastent allègrement avec les growls virils que l’on peut entendre le reste du temps.
Sans relâche, l’album enchaîne les attaques hyper mélodiques sous roulement continu d’une batterie ultra généreuse, et transcendées par des soli exagérément inabordables, y compris côté basse (Rise to Power). Ce déluge de superlatif pour souligner le caractère bien over the top de la musique de Crimson Shadows dont les morceaux A Gathering Of Kings, Braving The Storm ou Freedom Of Salvation en portent haut l’étendard.
Plus encore, on reconnait dans les paroles, l’artwork et le thème général très heroic fantasy ce côté kitsch si cher au genre. Mais, clips à l’appui, Crimson Shadows ne se prend clairement pas au sérieux et use et abuse de ces artifices dans un second degré rafraichissant.
Mais pour être honnête, 49 minutes d’un tel déluge d’onanisme musical aussi intense confère à cet album un aspect monolithique lassant. Manquant d’aération et de variété, Crimson Shadows tombe ainsi dans le piège du style qu’il a voulu pratiquer : c’est épique et prodigieux, mais le déluge est tel qu’on s’y perd et qu’on a parfois l’impression de réemprunter le même chemin que cinq minutes auparavant.
Avec un peu plus d’expérience au compteur pour la prochaine livraison, on peut penser que les Canadiens sauront éviter cet écueil et se contenir pour jouer plus en nuance. Clairement de quoi taper dans le mille la prochaine fois...
C’est que leur label, Napalm Records, décrit la musique de Crimson Shadows comme un mélange de Children of Bodom et Dragonforce. En effet, loin du cliché du heavy metal à la voix aussi haut perchée que la crinière est longue, Crimson Shadows joue un hybride de Death mélodique rapide, technique et parsemé de nombreuses parties en chant clair lors des refrains, qui contrastent allègrement avec les growls virils que l’on peut entendre le reste du temps.
Sans relâche, l’album enchaîne les attaques hyper mélodiques sous roulement continu d’une batterie ultra généreuse, et transcendées par des soli exagérément inabordables, y compris côté basse (Rise to Power). Ce déluge de superlatif pour souligner le caractère bien over the top de la musique de Crimson Shadows dont les morceaux A Gathering Of Kings, Braving The Storm ou Freedom Of Salvation en portent haut l’étendard.
Plus encore, on reconnait dans les paroles, l’artwork et le thème général très heroic fantasy ce côté kitsch si cher au genre. Mais, clips à l’appui, Crimson Shadows ne se prend clairement pas au sérieux et use et abuse de ces artifices dans un second degré rafraichissant.
Mais pour être honnête, 49 minutes d’un tel déluge d’onanisme musical aussi intense confère à cet album un aspect monolithique lassant. Manquant d’aération et de variété, Crimson Shadows tombe ainsi dans le piège du style qu’il a voulu pratiquer : c’est épique et prodigieux, mais le déluge est tel qu’on s’y perd et qu’on a parfois l’impression de réemprunter le même chemin que cinq minutes auparavant.
Avec un peu plus d’expérience au compteur pour la prochaine livraison, on peut penser que les Canadiens sauront éviter cet écueil et se contenir pour jouer plus en nuance. Clairement de quoi taper dans le mille la prochaine fois...
Epic Metal, dragonforce, Bodom

