Enregistré et mixé par Mathieu Croux (VERDUN, SOFY MAJOR) et envoyé à Collin Jordon (EYEHATEGOD, BONGRIPPER) pour le mastering, Corrado Zeller se décline en trois longues plages Sludge et Doom.
Bien que MUDBATH se noie quelque peu dans la masse boueuse des autres sorties du genre, ce premier album possède quelques arguments pour séduire les amateurs. Son côté abrasif et sa lourdeur pour commencer. On retrouve en effet les ingrédients pesants et sinistrement lents qu'il faut au style musical emprunté pour convaincre les plus dépressifs.
Le son ensuite. Que ce soit le chant hurlé en arrière plan ou le grain des guitares, l'album impose par ce travail sur les saturations, une ambiances noire et transperçante.
La longueur des compositions enfin. Dix minutes pour Thus I Saw The Destructive Voracity Of An Obsessive Ritual, un peu moins de huit minutes pour Shrim Alternative Healing Center et quasiment dix-huit pour terminer avec Salmonella (ma préférée), démontrent l'obsession de MUDBATH à coller dans les profondeurs abyssales son auditeur.
Noir, lent, lourd, bestial, malsain et excessif qualifient le premier album de MUDBATH comme le chemin emprunté par tout une clique de bouseux avant, en même temps et après eux. A défaut de sortir MUDBATH du marasme, Corrado Zeller reste une signature plus qu'honorable qui apporte sa part au délabrement dépeint.
Doom, SLudge

Verdun

Eyehategod