Pourtant, l’ouverture ne permet pas de déceler ce changement subtil. Reprenant les instru exactement là où Windhand les avait laissées sur Soma, Two Urns nous peinturlure la face 8 minutes durant à l’aide d’un énorme riff fuzzy et du chant voilé de Dorthia Cottrell. La simplicité de la chanson fonctionne et fait penser à un mélange de Saint Vitus et d’Electric Wizard, avant que sa durée ne finisse par faire perdre patience. De la même manière, le côté répétitif de Forest Clouds entache malheureusement le travail sur les guitares, des plus ravageurs.
Des titres plus courts comme Crypt Key fonctionnent mieux et animent l’album d’une vibe 60’s assez vibrante, sans parler de la réussite de l’acoustique Sparrow. Hyperion captive aussi, avec son atmosphère occulte et son chant envoutant. Jusqu’à l’énigme de l’album : cette doublette monstre de quatorze minutes (Hesperus et Kingfisher) qui fonctionne étonnamment bien, vivante, charmeuse et un peu en dehors de la routine habituelle du groupe.
Riffs écrasants, chant hypnotique, trippant, et plus varié que son prédécesseur, Grief’s Infernal Flower réussit mieux et devrait élargir sans problème l’aura de Windhand auprès des fans du genre, malgré ce côté toujours un peu trop bavard.

Pallbearer, Sleep, Electric Wizard, Graveyard, Yob, Uncle Acid

