Si il est question de lourdeur avec ces Allemands, il n'est pas question de simplement écraser l'auditeur mais aussi de le malmener. L'album est également une vraie débauche de violence.
Prenez un Hard-Core apocalyptique, un Doom démoniaque, un peu d'atmosphère et des vocaux nihilistes, secouez bien et vous obtiendrez un des disques les plus puissants de cette année : Sundown Pleasures.
PHANTOM WINTER nous raconte avec son deuxième opus le combat d'un personnage facétieux aux prises avec ses démons. On ressent d'ailleurs bien à l'écoute de ces six compositions monstrueuses la torture ressentie. Pour ce faire, le groupe s'appuie sur ses ambiances froides, la véhémence de ces compositions mais également un chant possédé que beaucoup de groupes de Black Metal norvégien envieraient.
La production rend l'album encore plus impressionnant. Sa finesse permet à chaque partie de l'ensemble de trouver une place judicieuse dans le propos. Là où beaucoup se serait contenter de rechercher le volume sonore, PHANTOM WINTER a voulu que même les éléments les plus légers soient clairement entendus. Un choix, une nouvelle fois pertinent, car les Allemands ajoutent et rajoutent des couches de détails qui se découvrent au fur et à mesure des écoutes.
Rageur, sombre, écrasant mais aussi fouillé et marquant, Sundown Pleasures fait partie des sorties que l'on range dans la catégorie « énormes » de 2016. Passer à côté serait une erreur monumentale, aussi monumental qu'est le deuxième album de PHANTOM WINTER qui arrive à point pour la saison.
Omega Massif