Cependant, cette fois on va devoir moins les louanger. Bien que l’implication de leurs valeurs dans les textes soit toujours là, le public a déjà eu son mot à dire avant la sortie de Only Death Is Real. En effet, le clip The Opening Move a été critiqué pour sa violence face à la Alt-Right et autre mouvances plus sombres du racisme américain : bonne idée sur la lutte face aux racistes et extrême droite en fond, mais la violence n’est pas la bonne forme.
Les quelques singles tels Goodnight Alt-Right et Only Death Is Real avaient donné le ton, de bonne facture. Au final le titre éponyme se révèle être mieux que le disque global. Il s’agit peut-être ici d’une panne d’inspiration musicale, mais Stray From The Path ne casse pas 3 pattes à un canard avec cet opus. On sent une répétitivité, et surtout aucune surprise tout au long des 10 morceaux.
Avoir sorti la moitié de son album avant la sortie et surtout les titres les plus intéressants n’aura pas arrangé l’effet de pétard mouillé. Même s’il y a une bonne qualité, et que l’on reconnaît le cachet du quatuor, on peut commencer à se lasser. Comme sur Subliminal Criminal et Anonymous, des bons guests sont présents, sauf que cette fois les titres font en partie un peu moins mouche. Le Plus « original » est Strange Fiction avec Keith Buckley (Every Time I Die), qui apporte clairement la patte de son groupe à SFTP.
La seule réelle surprise à proprement parler est un featuring avec Vinnie Paz, qui nous fait un bon couplet sur The House Always Wins. Un clip que l’on avait découvert et apprécié le jour de la victoire de Trump (ce que l’on a moins apprécié ce jour-là, personnellement), mais sans le feat, bonne surprise de voir ceci apparaître sur la version finale.
On ne peut pas employer les termes « mauvais » ou « raté » concernant Only Death Is Real, mais ce disque ne devrait malheureusement pas rester dans les annales. Cependant d’un autre côté, plusieurs morceaux devraient se retrouver dans les prochaines tournées du groupe, car ils gardent bien le côté très punch et groove des 4 Américains. Nous allons éviter de nous attarder sur les riffs de guitares, ainsi que les autres arrangements qui manquent cruellement d’originalité, le groupe aurait-il épuisé toute sa boîte à idées d’un point de vue instrumental ?
En conclusion, il y a de quoi apprécier pas mal de titres de cet album. Malheureusement lorsque l’on enchaîne tout, cela devient lassant et on a envie de retourner sur Subliminal Criminal, Anonymous ou encore Make Your Own History. Heureusement que Stray From The Path garde toujours bien la main en concert et par ses valeurs.

Stray From The Path - USA - Hardcore
