Il faut dire que les gaillards ne font pas dans la dentelle et incrustent leurs 10 titres dans la souffrance et la douleur. Les 5 Danois qui ont enregistré avec Jacob Bredahl (HATESPHERE) trouvent avec Swept In Black, une formule pour leur Hard-Core particulièrement sombre et véhémente.
Exit les parties tough guys calées pour dynamiser le pit. Le tempo est moyen, la chape de son est écrasante et les larsens découpent à tours de bras la masse misanthropique qui sort du sillon.
La trentaine de minutes qui compose l'album est forgée dans un seul acabit plutôt monolithique. De prime abord, l'album parait indigeste mais cette haine exacerbée mise en musique se révèle, au contraire, tranchante d'efficacité.
LIFESICK invite également Andrew Drury (BAPTISTS), Andrew Neufeld (COMEBACK KID) et évidemment Jacob Bredahl à mettre leur pierre à l'édifice érigée à la gloire de la désolation.
Difficile de passer à côté de ce Swept In Black sans être touché-e par cette atmosphère emplie de crispations et d'éprouver un ressentiment malsain où se mêle désespoir et l'envie de tout fracasser.

