Mais scrutons cela d’un peu plus près. Spoil Engine est une formation qui flaire bon le metalcore et qui n’est pas sans rappeler les sonorités d’Arch Enemy. Ce LP démarre au quart de tour avec le single R!OT, au refrain typiquement hardcore, le genre à vous rester en tête toute une après-midi. Une première parade, plutôt convenue, mais néanmoins efficace, afin que le quatuor puisse montrer ce qu’il a dans le ventre. Medicine, avec ses chœurs à la P.O.D., joue davantage avec le temps et profite de breaks pour revenir encore plus puissant, Iris Goessens passant avec agilité du chant clair à ses hurlements plus féroces. L’oreille est à présente accoutumée comme il se doit et est fine prête à accueillir un guest sur The Hallow, à savoir Jeff Walker, vocaliste et guitariste/bassiste de Carcass. Mais il faut avouer qu’on aurait aimé l’entendre un peu plus qu’en arrière-plan lors des refrains… ce titre est néanmoins le plus intéressant de l’opus, par ses variations de rythme et par ses phases de noirceur.
En milieu d’album, Golden Cage vient montrer que le groupe peut également maîtriser des morceaux plus lents, plus lourds et plus suaves. On flirte ici avec le heavy, preuve en est que la formation ne compte pas se laisser enfermer dans un style particulier. Alors qu’on pourrait penser que les Belgo-neerlandais·es ont dit leur dernier mot, l’énergique Warzone vous prend au collet à la death et vous oblige à hocher de la tête une ultime fois.
Avec ce nouvel opus, Spoil Engine semble être confortablement installé dans ses sonorités, assez que pour davantage tenter quelques passages empruntés à des genres musicaux où ne les attendait pas nécessairement. Ce n’est pas la révolution, mais les artistes se font plaisir et communiquent assez bien cet engouement, laissant écouler ces dix titres sans aucune sortie de route.
metal belgium netherlands

Spoil Engine
Arch Enemy
P.O.D.
Carcass