Cursed a connu quelques problèmes d'enregistrement pendant que SONS OF DISASTER rencontrait des problèmes de batteur. Finalement c'est Mottow Soundz, après avoir sorti les nouveaux albums de LA MUERTE, THE PROGERIANS et de MY DILIGENCE et avant de sortir le nouveau ROMANO NERVOSO qui sort le deuxième long format de ces 5 Bruxellois atypiques.
Si le groupe est originaire de la seule ville qui pouvait unir ces personnalités, SONS OF DISASTER se sent généralement chez lui partout où il passe. Le besoin de faire la fête nourrit la musique énergique que la formation nous propose.
SONS OF DISASTER roule à 100 à l'heure et si Cursed a mis longtemps à sortir, ce n'est pas pour ralentir la cadence. Chacun des 10 titres déboule pied au plancher pour fracasser ce qui reste de neurones.
Speed-Metal-Punk et Rock'n'Roll s'entrechoquent avec SONS OF DISASTER. La batterie mitraille. C'est d'autant plus frappant qu'elle sonne asséchée, à l'inverse du gosier du chanteur Greg.
Généralement sur ce genre d'album, on attend les 2-3 titres ultra-accrocheurs qui deviennent les hymnes qui font monter au front le public quand le groupe est sur scène. Avec Cursed, SONS OF DISASTER oblige son auditorat à approfondir ses écoutes. Ils sont moins immédiats que prévu.
Bien sur, comme sur son prédécesseur, quand il se chante, SONS OF DISASTER est loin de se rater. Avec Death And Destruction, nous avions We Are.... Avec Cursed, nous avons Land Of Sons qui confirme la règle.
Très vite, Fuck You s'impose avec Die Motherfucker comme ces titres qui allumeront la mèche mais on a le sentiment que c'est trop facile et que SONS OF DISASTER ne va pas la jouer aussi simplement. HRIR et son intro à la SICK OF IT ALL pourrait tirer le gros lot. Mais il y a ce Frites, Putes, Bagarres qui attire les regards avant les oreilles.
Après plusieurs écoutes, on a ajouté US Bitch et Zero Authority parmi les incontournables. On met hors jeu Burning Hearts uniquement parce qu'il est instrumental. Autrement dit, en live, il permettra à Greg de se réapprovisionner au bar ou d'aller pisser. Et sur scène, sans le frontman pour aller chercher le public, ce n'est pas la même chose. (Erratum : Nous n'avons pas reçu la bonne version de Burning Hearts. Le titre est bien chanté dans sa version normale.)
Quelques écoutes supplémentaires et on tilte sur Boozin N Drivin où SONS OF DISASTER secoue le cocotier. Avec 80% de l'album comme hit potentiel, on va se permettre de disqualifier Pain Is My Home pour excès de vitesse et en rester là parce que vous aurez compris que Cursed est un album High Energy et High Level. Taillé pour le Live et vous bottez les fesses. Exactement ce qu'on attend d'un tel groupe. Avec cette cerise sur le gâteau que le disque ne cède pas aux premières facilités et que donc il peut s'écouter à l'infini.

Sons of Disaster




Sick of It All