Beaucoup le comparent déjà à Murder The Mountains, probablement parce que le groupe retrouve Chris Funk à la production et que ce dernier n'est pas innocent dans le style légendaire de RED FANG.
Dès le disque en mains, il est évident que RED FANG n'a pas perdu durant cette demi-décennie, son génie barré. Le groupe s'amuse toujours autant avec les riffs grasses et poisseuses que ses délires référencés.
Pour Funeral Coach, RED FANG est allé puiser dans son stock de riffs pour ressortir une qui date de 11 ans alors que le groupe avait largement le temps d'en pondre de nouvelles.
Sur Fonzi Scheme, le groupe de Aaron Beam, s'empare d'une idée de Chris Funk et fait référence à la série culte Happy Days et son personnage de Fonzi (Arthur Fonzarelli), le mec le plus cool de l'époque.
Le groupe raconte aussi à qui veut l'entendre qu'ils ont voulu sortir l'album dans une version instrumentale avec la batterie, la basse et les guitares mais sans les soli et les vocaux, expliquant qu'ils allaient vendre en supplément les soli de guitares et le chant... avant de se raviser et de sortir un disque (presque) normal.
Aaron Beam s'est mis à la méditation. La plage titulaire de l'album est en lien avec cette nouvelle activité. On pourrait le croire assagi et devenu sérieux mais il suffit de se pencher sur les lyrics pour comprendre que son cerveau est toujours en pleine ébullition et qu'il n'a pas encore remis toutes ses frites dans le même sachet.
Vous avez attendu longtemps ce disque. Alors ne boudez pas votre plaisir et ruez vous dessus. C'est du très bon RED FANG, le groupe n'a rien perdu de son penchant à nous faire sourire et nous mettre la banane. Evitez juste de trop regarder sa pochette au risque sinon de devenir aveugle !

Red Fang