Dès les premières secondes, on remarque que l’on reste dans la même veine que Melancholy. On met de côté les breakdowns si caractéristiques du genre pour laisser place à des passages atmosphériques. Néanmoins, cet album ne délaisse pas complètement ce qui a été fait par le passé. Il revient même un peu aux sources, notamment en remettant au-devant des compositions, les éléments symphoniques. Cet aspect, un peu moins présent sur le dernier long format, revient en force et prodigue un côté gargantuesque aux chansons. Life of Exile ou Farewell en sont des exemples évocateurs. C’est justement l’une des grandes forces de ce nouvel album, mêler toutes les influences que le groupe a eu depuis ses débuts.
Bien évidemment, certains titres sortent du lot comme From Ruin… We Rise, Of Fury ou encore Intensified Genocide. Tous ceux-ci sont sortis en single et vu leur efficacité, on comprend leur choix. A l’image des autres albums, on retrouve des featuring avec cette fois-ci, des guests de renom. C’est ainsi que l’on retrouve Phil Bozeman (Whitechapel) sur Where Millions Have Come to Die et Chuck Billy (Testament) sur Blood in the Sands of Time. Même si l’album est une réussite, des chansons comme The Coming Fire et Elegy III: Overcome m’ont un peu moins convaincu.
Ben Duerr assure toujours au chant avec une fois encore, une performance remarquable qui fait de lui, l’un des meilleurs chanteurs du genre. Comme c’est une tradition depuis leur début, on retrouve une chanson instrumentale (Reconquest) qui a comme particularité d’être mid-tempo. Bien loin derrière la virtuosité de The Great Schism ou The Aftermath in Jat-Krula, le titre a au moins le mérite de nous faire un peu respirer.
Shadow of Intent a donc pondu un quatrième album convainquant. Chris Wiseman, le guitariste mais aussi le compositeur principal du groupe, montre tout son talent et surtout une évolution dans sa manière de construire les chansons. Melancholy annonçait une maturation qui est finalement arrivée avec Elegy. Même si ce dernier ne dépasse pas Reclaimer dans mon cœur, il assure à la formation une reconnaissance qui, je l’espère, dépassera la sphère du Deathcore.
Deathcore Symphonique

Shadow of Intent
