Quatorze ans plus tard, le duo basse-batterie s'est forgé son propre son. Dans la rugosité, à l'aube de la sortie de son quatrième album, c'est avec un Metal fourre-tout abrasif décliné en dix titres que GREBER revient.
Et afin d’approfondir ces déclinaisons, Steve Vargas à la batterie et Marc Bourgon à la basse invitent sur album quelques connaissances comme Kevin Keegan de DEAD QUIET et BARN BURNER, Scott Miller de ANTHESIS, Mathieu Vilandre de FUCK THE FACTS entre autres.
Ces invités ont reçu comme mot d'ordre de jouer fort, d'explorer autant la pesanteur du Sludge que la vélocité du Grind mais d'être toujours dans un ton gratte.
D'autant qu'après, c'est au maître du Metal décapant que les enregistrement sont confiés, Kurt Ballou (CONVERGE).
Pour Fright Without, GREBER a visiblement cherché à aller à l'essentiel. Le risque avec deux cérébraux de l'underground à la fois par souci de la perfection que pour compenser l'infériorité numérique, c'est de trop se triturer l'esprit et de finir pas se perdre alors que l'exercice a au contraire, besoin de spontanéité.
Et cette spontanéité, on la retrouve tout au long de l'album, même si chaque composition s'offre ses propres escapades (merci les invités). Ce fil conducteur impulsif réside dans cette abrasion, ce côté brut et Noise. Du coup, ce quatrième album sonne aussi très Raw comme disent les anglo-saxons. A son écoute, on se sent quasiment au contact avec les protagonistes, au milieu d'une salle poisseuse tellement le disque rend la dimension Live. Et paradoxalement, la participation d'invités qui ne seront pas présents lors des prestations scéniques, ne décale pas ce sentiment.
Greber

Anthesis