Après plusieurs cérémonies, Dominique Van Cappellen-Waldock a décidé de matérialiser le contenu musical de FLEUR DE FEU sous forme discographique dont Weep est le deuxième album.
Ce nouvel album est inspiré par les écrits et la vie de Owl Woman, une Cheyenne du 19ème siècle mariée à un Anglo-Américain et qui a contribué aux rapprochements des deux civilisations, autochtone et allochtone.
Avec cet album, Dominique Van Cappellen-Waldock a souhaité aussi rendre hommage à son grand-père, décédé en 2023. Il fut membre de l’Ordre Ancient des Druides.
Afin de mettre en musique cette large inspiration chamanique et ésotérique, Dominique Van Cappellen-Waldock s’est entouré cette fois de Jacopo Andreini (L’ENFANCE ROUGE), James De Baker, Matthieu Safatly (graphiste et musicien), Raphael Rastelli (complice avec von STROHEIM entre autres), ALINOVSKY (TUXEDOMOON), Teuk Henri (SHARKO) et le prolifique DEHA.
Il est nécessaire de s’immerger pleinement à l’écoute de Weep. L’album est une expérience envoûtante dont la première partie déborde de mélancolie. La seconde partie, à partir de My Hand devient plus transcendante et tend vers une guérison. Weep n’est ni déprimant ni joyeux.
La mélancolie de la première partie est nécessaire. Cathartique mais positive dans le processus. La seconde partie illustre cette sensation que l’on ressent en se tournant vers l’avenir après s’être plongé dans son ressenti primaire. Rien ne dit que la suite est heureuse. Elle est là, elle attend d’être prise à bras le corps. Il faut avancer et les 3 compositions qui terminent l’album ont cette ambiance de mise en marche entre deux sensations.
La musique de FLEUR DE FEU bourdonne. En ce sens, elle se rapproche de la scène Drone et Dark Ambient. Sans agressivité sonore ou froideur toutefois. Ce bourdonnement est accompagné par des percussions et des vibrations ensorcelantes qui complètent l’hypnotisme recherché. La guitare vient par moments bousculer et réveiller cette transe pour l’aider à passer au cap suivant.
Le travail d’enregistrement, de mixage et de mastering, signé DEHA, est équilibrée. Le résultat est enrobant et détaillé. Il contribue à accentuer ces moments à la fois suspendus et tendus.
Weep est un véritable bijou. Un travail d’orfèvre évident que l’on conseillera d’écouter dans des conditions digne de ce nom en se créant un véritable écrin d’écoute afin de profiter pleinement des éclats recherchés.
Fleur de Feu



Tuxedomoon