
Visuel: BRASS
Dimanche 20/03, aux alentours de 16 heures
Je me balade dans le lieu, les œuvre sur le thème de la grâce caressent les murs et remplissent la pièce d'une énergie créatrice. Les pièces d'art de Clothilde Fery (broderie), Nicole Boitos (peinture), Deborah Lotte (broderie), Alice Smith (impression sur soie), Séverine Bailleux (collages), Patricia Gélise (collages), Emilie Foudelman (photo), Caroline Cruzhina (dessin), Sisca Locca (dessin), Nina Nijsten (dessin), Jeuhmeuh (sérigraphie), Charlotte Verdin et Rena Bachstevanou (vidéo) se répondent sans se confondre les unes aux autres, s'entrevêchent sans trop se ressembler.

œuvre: Emilie Foudelman
Dans une vingtaine de minutes, le live painting de Nicole Boitos commencera, accompagné du groupe post-metal/ doom cinématographique Von Stroheim.
16h30
Dans la Salle des Machines pour les connaisseurs et connaisseuses du Centre Culturel de Forest, Nicole Boitos commence à peindre avec des gestes précis et assurés. Dominique Van Cappellen-Waldock et Joël Parmentier commencent à improviser. Iels sont le batteur et la chanteuse/guitariste de Von Stroheim, que j'avais déjà eu la chance de voir sur la scène du Magasin 4, en octobre 2021. C'est un véritable parcours sensoriel qui commence ici, les flammes qui se forment peu à peu grâce aux pinceaux de Nicole Boitos montent vers le plafond en même temps que le son des instruments commence à s'élever. Le résultat hypnotique est une expérience qui ne peut qu'être approuvée une fois testée.
17h
Questions-réponses avec l'artiste à l'origine de l'œuvre ci-dessus ainsi que l'artiste et philosophe Marc El Kadhem.
Nicole B. nous explique que depuis quelques temps, elle peint principalement des animaux en souffrance. Ça nous permet de nous y identifier puisqu'ils sont attendrissants. Le feu représenté dans plusieurs de ses toiles évoque un paradoxe de création et de destruction, ce qui est une sorte de dualité à laquelle chaque artiste fait face. Dans ses peintures, les flammes ne représentent pas un symbole négatif : c'est plutôt la passion, le feu brûlant qui nous habite.
Personnellement, j'interpréterais cette toile comme les tentations brûlantes qui nous attirent, par exemple de mauvaises habitudes du passé que nous pouvons parvenir à éviter... Mais qui risquent de nous blesser au passage, malgré tout. Ce week-end au BRASS aura permis au public de découvrir des artistes/performances de diverses disciplines et personnellement, loin de moi l'idée d'être restée sur ma faim suite à cette bouffée d'oxygène culturelle.

Peintures: Nicole Boitos

Sur la photo, de gauche à droite: Joël Parmentier, Dominique Van Cappellen-Waldock et Nicole Boitos
Fleur de Feu

