Reportage

Metal Ardent : All-Stars 2026 : Liège dans toute sa splendeur

Alleur (Centre culturel d'Ans), le 07-02-2026

Jeudi 19 février 2026



Ah Liège ! Que ce soient tes boulets, tes lacquemants, ta foire, tes nombreuses festivités culturelles, ton nouveau tram ou tes innombrables travaux à tous les coins de rue (pas sûr de celui-là), on peut dire que tu as des arguments à faire valoir concernant ton attractivité. Pourtant, une autre raison qui devrait nous pousser à vouloir te découvrir est ta scène musicale ! Bien que souvent cantonnée à l’underground, la scène Metal liégeoise est plus que foisonnante et commence, tout doucement, à très bien s’exporter hors de nos frontières (pas autant que nos gaufres bien évidemment, mais ça ne saurait tarder). Du coup, quoi de mieux pour rassembler tout ce vivier ardent, qu’un festival local mettant 100% à l’honneur cette bonne vieille Cité des Princes-Évêques.

Et justement, ça tombe bien car ce samedi 7 février, avait lieu en collaboration avec Tempo Ardent et le Metal Festival Alleur, le Metal Ardent : All-Stars ! Un évènement symbolique qui, à défaut de ne pas nous faire voyager géographiquement, allait nous permettre de naviguer dans les myriades de sous-genres qui composent notre musique préférée. Se déroulant au Centre Culturel d’Ans (aka l’antre iconique du MFA), le festival nous proposait, en plus des concerts, plusieurs stands d’artistes de la région et toute la carte de la brasserie La Bestiale au bar (histoire de rester dans le thème). Avec 10 groupes à l’affiche (11 normalement, mais j’y reviendrai) et le début des hostilités prévu un peu avant midi, ce marathon métallique s’annonçait intense, mais riche en découvertes. Maintenant que les présentations sont faites, attaquons sans plus attendre ce Metal Ardent : All-Stars.

Raklur | (12h10 – 12h50) :



Comme tout bon festival DIY qui se respecte, c’est avec un peu de retard sur l’horaire annoncé que s’ouvre cette première prestation de la journée. Et quoi de mieux pour réveiller un public déjà bien présent que les Chênéens de Raklur
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. Formée en 2021, la formation nous propose un Death Metal moderne agrémenté d’éléments provenant du Hardcore. Ainsi, entre quelques riffs bien sentis et histoire de s’échauffer la nuque, il n’est pas rare de se manger un breakdown assassin. Habillé d’un peignoir rouge vif rappelant celui de Rocky, Martin (chant) n’est pas là pour nous enchaîner des droites et des uppercuts (heureusement), mais plutôt des vocalises autant caverneuses que directes. Ce dernier est, d’ailleurs, bien soutenu au micro par ses comparses qui n’hésitent pas à élargir la palette vocale (notamment le batteur et ses cris stridents).

Entre des morceaux comme « Fierté » et « Fakir », Raklur
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nous déploie toute sa maîtrise technique grâce à des passages surprenants pour le style, à l’image des différents solos envoûtants qui permettent d’aérer le propos. Bien évidemment, comme vous pouvez vous en douter, le fun est le maître mot du show et c’est ainsi que nous allons avoir droit à des « oufti » balancés, par-ci par-là, qui ne manqueront pas de faire réagir, surtout en terre liégeoise. Le summum de la rigolade arrivera lors de l’interprétation du générique de Ici Bla-Bla en version Metal que je n’aurais jamais imaginé entendre, même dans mes pires cauchemars. Bref, c’était chouette et ça a permis à tout le monde de se mettre dans de bonnes conditions, avant d’enchaîner sur la suite.

Cocyte | (13h35 – 14h15) :



La suite, au passage, ne va pas être bien différente, car on reste dans du bourrin avec les Liégeois (sans blague…) de Cocyte
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. Le groupe, né en 2009, est là pour nous proposer une musique musclée, alternant entre un Death Metal bien lourd et un Deathcore piqué aux stéroïdes. Une recette, somme toute, parfaite pour tous ceux qui ont loupé leur séance de sport pendant la semaine. Dès les premiers riffs, nous sommes invités à bouger la tête et il faut bien avouer que, même sans cette requête, il aurait été ardu de rester stoïque face à cette avalanche de violence. Certains passages sont même ultra groovy grâce à un côté presque Djent assumé (écoutez cette ouverture sur « We’ll Meet Again in Hell » et dites-moi si vous arrivez à ne pas déhancher votre popotin). Ce morceau, provenant de leur dernier album en date My Blackest Book (2024), chauffera un peu le public qui, timidement, finira par ouvrir l’un des premiers pits de la journée.

Bien évidemment, nous allons avoir droit à d’autres chansons comme « Last Door » et « Left », durant lesquelles nous allons être abreuvés par des breakdowns de sagouin et nourris aux ambiances inquiétantes. Avec ses lunettes de soleil rondes façon Léon, Jimmy (chant) aura tenu la baraque tout du long grâce à un growl moderne. Le reste des musiciens n’est pas en reste, notamment le batteur qui vient de rejoindre le groupe, et que dire des guitaristes et du bassiste dont le jeu aura été autant précis qu’acéré. Une bonne découverte live qui se sera terminée comme elle a commencé, c’est-à-dire avec intensité et efficacité.

Fading Bliss | (14h50 – 15h30) :



Pour tout un tas de raisons qui nous sont personnelles, il arrive qu’on accroche moins à certains genres musicaux. Pour ma part, si on reste dans le domaine du Metal, j’ai toujours eu du mal avec tout ce qui est Doom / Stoner et autres sonorités prônant lenteur et lourdeur. En sachant cela, vous ne serez donc pas étonnés d’apprendre que le Death-Doom rejoint, malheureusement, cette liste « noire ». La raison pour laquelle je vous parle de mes goûts dont tout le monde se fiche, c’est parce que les prochains à monter sur scène sont les Saint-Clausiens de Fading Bliss
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qui officient justement dans ce style. Néanmoins, spoiler alerte et j’en suis le premier surpris, je vais passer un excellent moment. Loin de seulement reprendre les codes du Death-Doom, le groupe incorpore des éléments propres au Gothic Metal comme des notes de synthé atmosphériques et éthérées, et prend le temps de développer des ambiances sombres et mélancoliques.

Bizarrement, il n’en faudra pas plus pour m’embarquer dans les différentes boucles qui composent les morceaux. Également, comment ne pas évoquer la dualité vocale entre le chant lyrique de Mélanie et les growls d’outre-tombe de Denis qui fonctionne à la perfection. Pourtant opposé au niveau de la tessiture, on retrouve une solide complémentarité qui se ressent autant vocalement qu’à travers les émotions qui s’en dégagent. Au passage, gros coup de cœur pour la chanson « The Need to Suffer » et son refrain juste excellent qui en est la synthèse la plus probante. Bref, grâce à des ambiances prenantes et une esthétique sonore léchée, je me suis pris une giga claque totalement inattendue et j’ai déjà hâte d’écouter le nouvel album qui a été annoncé pour possiblement cette année.

Räum | (16h00 – 16h40) :



S’il y a bien un groupe que je ne voulais pas manquer lors de ce Metal Ardent : All-Stars, c’est Räum
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et son Post Black Metal ravageur. Depuis la sortie de leur premier album Curse By the Crown paru en 2023, je suis littéralement tombé sous le charme de leur musique, qu’on pourrait vulgairement définir comme une pure déflagration de violence, autant cathartique et salvatrice, qu’immensément poignante. Seulement, je n’avais encore jamais eu l’occasion de voir la formation en live et j’espérais bien être autant absorbé (si pas plus) que lors de mes écoutes personnelles. Et justement, une fois les membres arrivés sur scène les uns après les autres, le concert démarre tel un voyage en hyperespace avec un blast beat soutenu et une avalanche de tremolos emplis de désespoir.

Scéniquement, on se fait happé par un jeu de lumière épileptique qui colle parfaitement aux sonorités qu’on se prend dans la gueule et Oli (chant) n’est pas sans rappeler un certain George Clarke (Deafheaven), notamment avec cette manière, reprise du Hardcore, de se mouvoir sur scène. Ses cris sont, d’ailleurs, très justes et accentuent le caractère démoniaque de la performance. Très content d’avoir pu entendre la chanson « Curse By the Crown » jouée en fin de set et durant laquelle, Tito (Surge of Fury
Surge of Fury


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) est venu pousser la chansonnette, dans un registre éloigné de son phrasé habituel. Un excellent concert qui est passé à toute vitesse et duquel, je ressors un peu vidé, mais avec la sensation profonde d’avoir pu expier mes maux les mieux enfuis.

Bleedskin | (17h10 – 17h50) :



Bon, même si je vous rabâche depuis le début que c’est un festival 100% liégeois, il faut bien reconnaître qu’il y a une petite exception à la règle avec les prochains sur la liste : Bleedskin
Bleedskin


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. Originaire d’Andenne (donc à 50 km de Liège), le groupe peut, tout de même, se targuer d’avoir un peu de Cité Ardente en lui, grâce à son batteur, Logan, passé par Brutal Sphincter
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. Quoiqu’il en soit, les Andennais ont pour point commun avec le reste de l’affiche, d’avoir une fâcheuse envie d’en découdre. Et ce n’est clairement pas leur Brutal Death Metal moderne qui vous dira le contraire ! D’entrée de jeu, ça blast comme pas possible et après quelques invitations à la bagarre exprimées au micro, on finit finalement par revoir un joli petit pit apparaître dans la fosse.

En même temps, faut dire que quand le marteau piqueur (je parle de la batterie au cas où) n’est pas en marche, le groove est plutôt entraînant comme sur « Echoes of the Past » et son break sublime. A l’image de Fading Bliss
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tout à l’heure, nous avons droit à une dualité vocale, mais cette fois-ci un peu moins… subtile je dirais. En effet, que ce soit Rémy ou Céline, les deux musiciens enchaînent les vocalises de morts-vivants, tout en multipliant les riffs rouleaux compresseurs avec une grande simplicité. Après nous avoir joué, entre autres, « No One Will Hear You », Bleedskin
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nous plantera quelques autres morceaux aiguisés, avant d’achever (ou de nous achever, à vous de voir) son set sous les applaudissements d’un public conquis. Une première pour ma part, mais clairement pas la dernière.

Lethvm | (18h30 – 19h05) :



J’en parlais lors du report du Deathtoberfest, mais depuis quelques années maintenant, la Belgique est reconnue comme étant un pays de qualité pour tout ce qui est Post / Sludge / Doom et autres musiques atmosphériques. Bien évidemment, même si les gros cadors de la scène proviennent de Flandre, la ville de Liège n’est pas en reste avec notamment les chamans mésopotamiens de Wyatt E. ou justement ceux qui nous intéressent maintenant : Lethvm
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. Formé en 2015, j’ai découvert le groupe en live lors du concert des 20 ans de notre cher webzine il y a 2 ans, et j’avais été épaté par la capacité singulière qu’ont les Liégeois pour retranscrire des émotions fortes. J’espérais alors revivre le même genre d’expérience ce soir. Devant une assemblée légèrement disparate, le groupe n’a, en tout cas, pas prévu de baisser ses standards habituels et nous impose son atmosphère sombre et teintée d’introspection, afin d’être directement mis dans les meilleures conditions possibles.

Construits autour d’un climax explosif, les morceaux, en plus de prendre leur temps, prennent aux tripes et nous renvoient aux plus profonds de nous-même. De plus, les différents cris de Vincent (chant) se fondent magnifiquement au travers des différentes nappes sonores, qui de leur côté, nous écrasent à chaque coup de guitare. C’est lourd, brut et diablement efficace ! En seulement 35 minutes, Lethvm
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aura réussi, une nouvelle fois, à transporter l’assemblée dans son univers froid et désespéré, tout en permettant à chacun de se décharger au rythme fracassant de ce Sludge Metal Atmosphérique.

Pestifer | (19h40 – 20h20) :



Alors que depuis le début, on alterne entre des prestations bourrines sans subtilités (rien de péjoratif là-dedans, bien sûr) et des voyages lents au fin fond de nous-même, je trouve que ce samedi manquait d’un peu d’érudition et d’intelligence académique. Je veux dire par là, une musique qui a pour vocation de nous perdre, nous simple amateur de breaks neuronaux, grâce à sa complexité rythmique et musicale. Et ça tombe bien car, en voyant les musiciens arborés des t-shirts de Nile et Cynic, on ne s’y trompe ! Nous avons bien affaire, là tout de suite, à un groupe de Death Metal Technique. Son nom ? Pestifer
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. Et même si la formation nous avoue avoir un peu triché sur la marchandise (car elle compte un Mexicain et un Bruxellois dans ses rangs), ça ne change pas le fait qu’elle provient bien de Liège.

Bref, comme je pouvais m’y attendre, le set démarre à fond les ballons et je me fais directement scalper par cette basse ultra présente et caractéristique du genre. En parlant de ça, si vous êtes fans d’Atheist ou de Death, vous avez plus que certainement passé un bon moment, car on reconnait la même patte de composition, notamment sur des chansons comme « Defeat of the Nemesis » ou « Silent Spheres » qui ont donné le tournis à plus d’une personne dans la salle. Sachant que le public est super réceptif depuis le début, Pestifer
Pestifer


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a la gentillesse ultime de nous gratifier de deux nouvelles chansons qui devraient apparaitre sur un nouvel album en préparation (la date reste à confirmer). A la toute fin du concert, Jérôme (chant) nous demandera si on est encore chaud pour 8 minutes de technicité et c’est ainsi qu’est balancé « Draconian Daemon » comme point final à ce chouette concert.

Hiatus | (21h00 – 21h35) :



Quand on vous dit que la scène Metal liégeoise est riche, ça ne date pas d’hier ! J’en ai pour preuve les prochains à monter sur scène, les vétérans de Hiatus
Hiatus


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. Créé en 1989, le groupe s’est vite forgé une solide réputation dans les mouvances Punk Hardcore et Crust Punk, jusqu’à devenir une petite référence, même à l’international. Après une séparation à la fin des années 90, puis une autre à la fin des années 2000, c’est finalement en 2019 que la formation repart de plus belle et se jette à l’assaut des salles de concert un peu partout dans le monde. Cependant, 2024 marquera l’histoire du groupe, suite au décès de leur frontman légendaire Willy. Nous voilà presque 2 ans plus tard et, malgré une carrière mouvementée, Hiatus
Hiatus


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est toujours là pour nous balancer son énergie Punk à la tronche.

Maintenant sous la forme d’un quatuor, les membres vont, à tour de rôle ou à l’unisson, se partager le micro et nous cracher leurs paroles aux messages toujours aussi percutants. Musicalement, certains passages me font vaguement penser à du Motörhead, même si l’ensemble se rapproche davantage de Doom ou Discharge, comme vous vous en doutez. Le public, en tout cas, est ultra motivé et se déchaine dans le pit, telle une bande de punks désabusés. A l’image de Fading Bliss
Fading Bliss


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et de Pestifer
Pestifer


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, les Liégeois nous annonceront un nouvel EP à paraitre prochainement et nous en joueront un extrait qui conserve toute la rage habituelle. Rapide et furieuse, cette prestation n’aura laissé personne indifférent et comme ils le disent si bien eux-mêmes : In Grind We Crust !

Brutal Sphincter | (22h15 – 23h00) :



Lors de l’introduction de ce report, je vous évoquais la participation initiale de 11 groupes au festival. Seulement, si je le mentionne, c’est qu’il y a eu une couille dans le pâté. Et pour cause, c’est à ce moment-ci de la soirée que j’apprends que les bagarreurs de Surge of Fury
Surge of Fury


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sont contraints d’annuler leur concert suite à des problèmes de santé de l’un de leur membre. Bien évidemment, ce n’est que partie remise et on lui souhaite un bon rétablissement.

Du coup, nous voilà déjà arrivés à la tête d’affiche de ce Metal Ardent : All-Stars, à savoir les fous du bus (ou du tram) de Brutal Sphincter
Brutal Sphincter


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. Considéré de nos jours comme l’un des groupes majeurs du Groovy Goregrind aux côtés de noms comme Gutalax, Rectal Smegma et Serrabulho, les Liégeois sont, en tout cas, prêts à foutre le bordel et à transformer la salle en toilettes géantes. Dès le départ, le ton est donné et personne ne se prend au sérieux. Du moins sur scène, car le public, de son côté, est encore un peu timide et attendra la fin du concert pour finalement sortir le papier toilette. Entre des chansons comme « Autistic Meltdown », « Sphinct-Earth Society » (durant laquelle, ils nous rappellent gentiment que la Terre n’est pas ronde, ni plate, mais en forme de sphincter) et « Analhu Akbar », ça gruik comme jamais pour le plus grand plaisir du voisinage.

Bien que l’ambiance générale soit fun, Brutal Sphincter
Brutal Sphincter


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nous rappelle qu’ils sont les instigateurs du Poolitical Goregrind et suggère à tous les potentiels racistes, homophobes et fascistes de la salle de dégager illico presto (une intervention acclamée comme vous pouvez vous en douter). Le spectacle se terminera par l’incontournable « Goregrind Number One », avant que Dim (l’un des membres de l’orga) ne leur demande un morceau supplémentaire. Ce vœu sera exhaussé avec « Abolish Frontex » qui clôturera les débats. Un grand moment qui mérite, cette fois-ci, son trophée en urolite (vous irez voir ce que c’est).

Steelover | (23h50 – 00h35) :



Pour clôturer cette première édition du festival, quoi de mieux qu’un groupe que l’on pourrait retrouver dans les playlists des soirées à La Warzone entre deux Fireball, j’ai nommé : Steelover
Steelover


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. Formée au début des années 80, la formation a splitté rapidement quelques années après, avant d’être ressuscitée, 30 ans plus tard, en 2016. Depuis lors, les Liégeois n’ont pas chômé, en nous sortant deux EP et un album reprenant les codes phares de l’âge d’or du Heavy Metal. Avec une description pareille, je pouvais m’attendre à taper du pied et à lever mon poing en l’air, et ce, au rythme de mélodies imparables. Bien que l’heure tardive ait fait s’enfuir une bonne partie de la salle, ça n’empêche pas de retrouver quelques aficionados du genre qui ont, très certainement, connu la première partie de carrière du groupe.

Pour ma part, je me présente en touriste total et dès l’ouverture du concert, je suis frappé par la maîtrise vocale du chanteur qui part, avec une aisance déconcertante, dans les aigus. Les compos, diablement efficaces, sont sublimées par des refrains qui rentrent immédiatement en tête (je pense à ceux de l’excellent « Don’t Know Why » ou encore de « Rock Bottle »). Musicalement, on se rapproche de formations comme W.A.S.P. ou Scorpions, notamment grâce à quelques sonorités davantage tournées vers le Hard Rock. Bien évidemment, nous ne pouvions pas passer à côté de tous les gimmicks du style avec, par exemple, les guitaristes qui jouent dos à dos ou le final en singalong. Après presque 45 minutes de riffs mémorables et de solos endiablés, il est l’heure pour Steelover
Steelover


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de nous dire au revoir, marquant ainsi la fin de ce Metal Ardent : All-Stars.

Conclusion :

Eh ben, que dire de plus ! Ce fut une journée mémorable, sublimée par une tonne de bonnes prestations et une flopée de bonnes découvertes. Alors, il est vrai que le temps d’attente entre les groupes était parfois long, mais cela au profit d’une qualité sonore vraiment parfaite. La salle, dans sa configuration maximale, a offert des conditions optimales à des formations qui n’en ont pas toujours la possibilité (ce qui est louable). Content de voir que l’offre alimentaire s’est améliorée depuis la dernière fois, avec un chili con carne délicieux (qui a même eu droit à sa version végan). Sachant que l’objectif principal était de mettre en avant la culture alternative liégeoise, on peut dire que la mission est plus qu’accomplie. Un grand bravo à toute l’organisation pour cette initiative et kudos tout spécial à Danilo, pour toutes ses présentations qui, un jour, récolteront les « Ola » qu’elles méritent. Je terminerais en disant simplement que le Metal liégeois n’a jamais été aussi ardent et, croyez-moi, ça n’annonce que du positif pour les années à venir.

Remerciements à Tempo Ardent pour l’accréditation et à Christ El pour les photos.
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AUTEUR : Maxime
Adepte de breakdowns et de pits bien énervés, Maxime aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sou...
Adepte de breakdowns et de pits bien énervés, Maxime aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes. Musicologue de formation et mélomane aguerri, tu risques très certainement de le croiser au milieu d'un wall of death ou en train de taper ses meilleurs spin kicks. Si ce n'es...
Adepte de breakdowns et de pits bien énervés, Maxime aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes. Musicologue de formation et mélomane aguerri, tu risques très certainement de le croiser au milieu d'un wall of death ou en train de taper ses meilleurs spin kicks. Si ce n'est pas le cas, tu pourras toujours le suivre à travers le récit de ses aventures musicales ou bien en l'observant ...
Adepte de breakdowns et de pits bien énervés, Maxime aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes. Musicologue de formation et mélomane aguerri, tu risques très certainement de le croiser au milieu d'un wall of death ou en train de taper ses meilleurs spin kicks. Si ce n'est pas le cas, tu pourras toujours le suivre à travers le récit de ses aventures musicales ou bien en l'observant déclamer son amour pour les riffs chugs....
Adepte de breakdowns et de pits bien énervés, Maxime aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes. Musicologue de formation et mélomane aguerri, tu risques très certainement de le croiser au milieu d'un wall of death ou en train de taper ses meilleurs spin kicks. Si ce n'est pas le cas, tu pourras toujours le suivre à travers le récit de ses aventures musicales ou bien en l'observant déclamer son amour pour les riffs chugs....

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