C'est au Sojo (maison des jeunes de Leuven) que la petite orgie de décibels avait lieu. Vers 21 heures et des poussières, le trio quitte le bar pour rejoindre la petite scène sur laquelle Shift, duo belge (basse - batterie), vient de terminer son set.
Volzet de chez volzet (pour les allergiques à la langue de Vondel traduisez « vollenbak » et pour les non brusseleirs, c'était complet, voilà tout!), le Sojo allait alors vibrer pendant presque deux heures au rythme du son de K2B ! Les Virginiens, toujours en jambe et casquette rivée sur le crâne, ont alors prouvé , dès les premiers accords, que le stoner est définitivement un mouvement qui ne peut pas être dissocié de leur nom !
Vous donner la setlist du concert ne rimerait à rien sinon à vous faire part d'une liste de numéros qui pourrait aussi convenir au bingo ! En tout cas, on peut vous dire qu'on a eu droit aux cinq titres instrumentaux sur les huit que comporte V (les 3 derniers ayant du chant) et pour le reste...que des classiques. Un best of Karma to burn qui nous a fait mal... Partout dans la salle, on pouvait voir des gens mimer le jeu de William Mecum, headbanguer dans leur coin, lever les bras en renversant la moitié d'une pinte ou encore se boucher les oreilles pour atténuer les basses (ceux-là n'avaient pas leur « oordopjes »).
Toujours est-il qu'après près de deux heures de show (qui sont passées sans qu'on s'en aperçoive) et deux rappels, les trois (presque) quinquagénaires, tout souriant, s'en sont allés le devoir accompli et ayant confirmé qu'ils étaient bel et bien un des meilleurs groupes de stoner.
A voir et revoir !

Karma to Burn