
Après 10 albums studio et plus de 20 ans de présence sur les scènes du monde entier, Converge est un groupe dont on peut affirmer qu'il est devenu incontournable. Et pourtant, rares sont les groupes de hardcore qui peuvent afficher une telle longévité. Le combo qui a vu le jour dans le Massachussetts aurait-il un secret? A les voir sur scène, Jacob Bannon et sa bande, qui n'a pas changée depuis 1999, semblent toujours avoir la patate (pas chaude mais carrément brûlante!) et prendre autant de plaisir qu'il y a 22 ans.
La simplicité, voilà peut-être le secret de Converge. Si musicalement le groupe s'est sans cesse réinventé, tout en restant dans son répertoire, on peut dire qu'il est resté abordable. Une simplicité qui fait d'ailleurs (malheureusement) souvent défaut à des formations plus jeunes. Toujours aussi énergique et violent, Converge a une fois encore prouvé qu'ils sont là avant tout pour leur public, que probablement jamais ils ne snoberons. En témoigne le mur de son et cette énergie à l'état brut que l'on a pu prendre en pleine face samedi soir au Magasin 4. Un moment, qu'on ait apprécié ou non, qui n'aura laissé personne indifférent.

Au niveau de la setlist, Converge aura parcouru un bon nombre de ses albums en donnant tout de même la priorité à son petit dernier, qui est loin d'être leur plus mauvais, All We Love We Leave Behind, dont on aura presque pu entendre la totalité des titres. Là encore la générosité était au rendez-vous. On aura compté près de 22 morceaux...un par année d'existence du groupe peut-être. Reste à se demander ce qu'ils nous feront pour fêter leur cinquante ans de carrière car, s'il y a bien un groupe de hardcore qui pourrait atteindre ce cap, c'est bien Converge!

Avant cela, on a pu apprécier à leur juste valeur les Californiens de Touché Amoré. On avait pu les voir il y a peu à l'Ancienne Belgique à l'occasion de la tournée de Rise Against. Cette fois, le combo originaire de la ville des anges prenait possession des planches du Magasin 4. Formé en 2007, le groupe emmené par son chanteur Jeremy Bolm aura présenté un show d'une extrême qualité au public bruxellois. Durant près de 45 minutes, les deux opus de la jeune formation ont été balayé dans tous les sens et auront prouvé qu'ils conviennent autant à la scène qu'à la version studio.

En début de soirée, les New-Yorkais de A Storm of Light nous auront laissé une relative bonne impression avec leur doom teinté de postcore. Le combo, qui a trois plaquettes au compteur, est surtout connu pour son chanteur, Josh Graham, qui a réalisé de nombreux clips pour Neurosis avec qui A Storm of Light a notamment tourné.
Ce soir-là, il y a eu du sang (malheureusement), de la sueur, beaucoup de sueur, et une fête. Un magasin 4 comme on aimerait le voir plus souvent.

The Secret
A Storm of Light
