Photos par James Barbosa pour Cardinals.
Il est 16h tapantes quand Ashesfait résonner les premières notes de son intro. Malgré l’heure, les représentants de la scène de Louvain balancent leurs morceaux un à un avec énergie. Quelques courageux sont près de la scène pour apprécier les efforts de musiciens, mais ceux-ci ne seront que peu récompensés par le public qui préfère rester au fond de la salle. Un début de concert calme, trop calme.

Ashes
Cette ambiance sera similaire pendant la prestation de 18 Miles, même si plus de gens se sont osés à se rapprocher. Les Hollandais sont encore peu connus, mais leur prestation en a convaincu plus d’un. Voix puissante, breaks violents et quelques mélodies accrocheuses … Un mix qui fonctionne toujours bien. Même si la foule reste toujours aussi passive, malgré un appel désespéré du vocaliste : « Move the fuck up, voor een keer ».

18 Miles
Feed Them Lies reprend alors le flambeau. Leur hardcore aux sonorités metalcore réussit à faire bouger quelques têtes, et même un peu le moshpit. Un mouvement de foule qui reste cependant encore très timide. Rare sont les fois où Bruxellois sont à l’affiche d’un concert en Flandre, ils parviennent toutefois à livrer un set efficace. Une belle occasion pour mieux se faire connaitre dans la région.

Feed Them Lies
Passé la moitié de la soirée, un sentiment d’ennui s’installe. Le temps ne passe pas. Le beatdown de Balboaconquiert alors la Jeugdhuis Zenith. Une poignée de leurs fans se permet d’envahir le moshpit, où n’importe quel coup devient permis. Si l’ambiance devient clairement plus agitée, elle devient aussi plus violente. Cela ne fait pas l’ombre d’un doute : la région germanophone détient un des seuls groupes de beatdown de notre pays, et un des seuls qui fonctionnent encore. Une bonne introduction pour enfin accueillir la tête d’affiche de la soirée.

Balboa
First Blood s’était fait désirer après ces quatre premiers groupes. Dès la première chanson, les Californiens envoient une pêche d’enfer, ce qui est loin de déplaire au public. On peut enfin apercevoir les gens danser et chanter, le sourire aux lèvres. Finalement, il est possible de passer un bon moment. Le charisme envoûtant de Carl Schwartz y est indéniablement pour quelque chose. Chanteur d’exception, il endosse aussi le rôle de frontman de la formation californienne. En dehors de la musique violente de First Blood, il y a un réel message politique que le groupe veut nous faire passer et Schwartz prend plaisir à nous parler de ces convictions sur scène. Si ses speechs ennuient certains, son humour et sa sympathie atteignent tout le monde. Leur prestation est presque sans surprise : carrée, propre, parsemée de morceaux de Killafornia et de Silence Is Betrayal, mais un nouveau titre, que l’on retrouvera sur l’EP Rules, vient malgré tout se glisser dans la setlist. Le titre en question, toujours dans la même vague que les albums précédents, a fait bonne impression auprès du public. Impossible de ne pas être curieux d’entendre entièrement Rulesd’ici la fin de l’année.

First Blood
La soirée touche donc à sa fin pour SMA. On s’excuse auprès de STABde ne pas être resté jusqu’au bout.

STAB
Retour à la maison avec un sourire aux lèvres grâce aux Américains, mais malgré tout avec un arrière-goût amer laissé par cette foule amorphe et insensible à la musique de nos groupes locaux.

First Blood
Ashes
18 Miles
