Reportage

Rock In Hell Festival : démarrage complet pour cette première édition !

Colmar (Colmar Expo), le 04-04-2015

Mardi 14 avril 2015

Pour cette première édition du Rock In Hell organisée par l’association Live! , ce sont quelques deux milles personnes qui se sont mobilisées en bravant le froid et la pluie pour participer à l’évènement. Et quel évènement ! Ce ne sont pas moins de huit groupes internationaux (dont cinq groupes français à l’honneur) qui se disputent l’affiche sur une programmant mêlant différent genre allant du Rap-Metal au Hardcore, et du Black. La journée promettait un succès retentissant qui est parvenu au Sold-Out au cours de l’après-midi.

A 14h30, Smash Hit Combo
Smash Hit Combo


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ouvre le Rock In Hell Festival.
Si le Parc des Expositions de Colmar est encore clairsemé, la salle se regroupe très vite auprès des barrières pour ce Rap-Metal efficace. Rapidement, on se rend compte des prouesses des techniciens qui nous ont fourni un travail de qualité. Le son, sans être assourdissant reste propre et bien équilibré. Le lightshow, quant à lui, dynamique et rythmé accompagne avec brio chaque chanson. De ce côté-là, rien à redire.
Le set des français qui jouent à domicile va durer quarante minutes. Sans être un adepte de ce style, je reconnais toutefois qu’il est rondement bien mené. Les deux frontman, Paul et Maxime, mettent rapidement le public dans leur poche pour les réchauffer des dernières intempéries à grand coup de communication et de slam. La culture du groupe, portée sur les jeux vidéo et les mangas se ressentent dans leurs textes et leur style vestimentaire (le joli Capcom), et profiteront d’un interlude pour confronter le camp de Nintendo et Sega lors d’un Wall of Death sur le titre « Hardcore Gamer ».
Parti pris risqué pour ce mélange d’hip hop et de riffs acérés qui fédèrent de nouveaux fans après un « Hostile » engageant et les remerciements envers l’organisation.



Le second groupe Français se nomme Bukowski
Bukowski


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.
Récompensés au Hellfest 2012 comme étant le meilleur groupe Français, les Parisiens jouent un Rock bien lourd teinté de Stoner. Initialement crée comme un trio, le groupe accueille depuis 2013 une seconde gratte dans sa formation en la personne de Fred et ses dreads folles.
Avec seulement trois albums au compteur, « Smocky Room » démarre le set pour une quarantaine de minutes. Sans être aussi remonté que leurs prédécesseurs, le charme opère autrement pour ces gaillards. Ici pas besoin de balayer les planches avec ses pieds, Bukowski
Bukowski


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balance du lourd et c’est tout. Chacun des membres en jette par sa présence : la basse de Julien envoie du bois, Mathieu chauffe la foule par sa voix et en retrait on y retrouve un Thibaut bien en forme sur ses fûts.
Le set s’exécute vite, bien trop vite d’ailleurs dans un ballet d’applaudissement et de slammeurs déchaînés. Le coup de maître sera tout de même donné lors d’un Wall of Death sur le titre « Car Crusher ».
Pour beaucoup et moi-même, Bukowski
Bukowski


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aura créé la surprise ce jour-là. Ne reste plus qu’à les voir en tête d’affiche pour une plus grosse mandale.



« On vient de nul part, et on représente tout le monde »
Voilà sans doute l’introduction la plus originale pour cet OVNI de la scène Punk Hardcore Française.
Dès leur arrivée, Rise of the Northstar
Rise of the Northstar


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défonce la salle par un matraquage en règle de la nuque et de plusieurs circle pit. Sur les planches point de répit pour Vithia, ce frontman survolté, qui pose, saute et ruine ses semelles à force d’aller et venir le long des enceintes. Une telle énergie force le respect mais soulève quelques questions sur la consommation du bonhomme.
A l’instar de Smash Hit Combo
Smash Hit Combo


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, la culture japonaise et particulièrement les mangas sont à l’honneur dans les influences du groupe comme en témoignent les lyrics et les décorations scéniques.
Alors musicalement, on adhère ou non au genre. Pas toujours compréhensible, parfois brouillon, qu’importe, ici les riffs et le martèlement des fûts suffisent pour se prêter au jeu et casser les jambes de son voisin dans la fosse tant l’ensemble est cohérent et crée une ambiance électrique.



On aurait pu s’arrêter là, souffler un peu pour récupérer de la déferlante des Parisiens. Mais non, c’est aux Marseillais de prendre la relève trente minutes plus tard.
Désormais, le Parc des Expositions n’est plus qu’une grosse masse compacte de Metalleux enragés. On nous annonce que 1900 à 1950 tickets ont été écoulés au total. Véritablement un beau succès pour un démarrage !
Dagoba
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ne laisse rien au hasard, brique les planches et installe un promontoire chargé de grosses caisses et de cuivre qui sera le futur terrain de jeu de Francky. Les mecs cassent la baraque dès leur arrivée. Le lightshow est très de bonne facture pour le plaisir des photographes et la setlist, parfaite pour se rompre la nuque. La présence est de mise pour cette formation réputée pour avoir produit le plus gros Wall of Death au Hellfest 2014. Le premier Mur pointera son nez sur le troisième titre puis un deuxième inclura les réticents du précédent après que le groupe ait rappelé leur exploit de l’an dernier. Et parce que les Marseillais ont le sang chaud, les voilà qui nous assène d’un circle pit de la taille de la salle quelques minutes après.
Décidément, Shawter et sa bande nous auront charcuté sans répit avec une prestation scénique de haute volée. Mention spéciale pour son diable fou, Werther.



Chef de file des troupes françaises, Black Bomb A
Black Bomb A


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assure le dernier show pour les représentants de l’Hexagone.
Leadé par Arno et Poun, le groupe nous vient avec son dernier bébé dans les bacs, Confortable Hate. Viscéral et intense, le son est un concentré de riffs nerveux qui s’imprègnent directement dans tes membres pour pogoter dans la foule. Et la foule elle en redemande pardi ! Les deux frontmen trouvent du répondant sur chacune de leur interaction et tout morceau se solde par une flopée de cornes et de slammeurs à l’attention du groupe.
L’introduction de « Police Stopped Da Way » sera un moment propice pour un énième Wall of Death qui se verra affronter d’un côté ceux qui soutiennent Arno et de l’autre Poun, qui n’hésiteront pas à chauffer les deux partis pour mieux en découdre. L’interlude de « Land of Bastards », quant à elle démontrera que leur dernier album a connu un certain succès, tant dans la vente que sur les plateformes de partage. De toutes manières, le groupe « s’en fout » tant qu’on y prend du plaisir.



L’heure de manger approchante, c’est l’occasion de parler des différents services mis à disposition et du personnel en faisant le tour du propriétaire.
Entre quelques têtes connus et guest-star dont Ricardo du groupe Absurdity
Absurdity


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et Jennifer de Dust In Mind
Dust In Mind
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, vestiaire, bar, et restauration étaient de la partie en plus des stands de merch. De ce côté-là, l’organisation est bien huilée. Côté alimentation, végétarien comme carnivore trouvaient leur bonheur grâce à une carte variée entre la merguez, la knack ou la tarte flambée. Le tout avec un prix accessible mais cependant peu pratique. La monnaie de l’évènement étant des tickets d’une valeur d’un euro, il est facile de perdre le compte ou d’en laisser dans l’agitation de la foule. Bémol aussi pour la restauration située dehors. La queue ayant tendance à s’allonger, affronter la météo le temps d’un encas s’est avéré fastidieux.
Au bar, le personnel s’était montré avenant en proposant un large choix de boisson allant de la bière locale sous différents formats, à l’eau plate et boissons gazeuses. Dommage, pas d’expresso pour les accros à la caféine comme moi.
Enfin, peut-être moins visible mais dont j’avais apprécié le rôle, c'étaient ceux qui s'étaient chargés de nettoyer la salle après chaque groupe en ramassant détritus et autres flyers qui jonchaient le sol. Les vigiles ne sont pas en reste pour avoir également maintenu de la sécurité, permis à de nombreux surfeurs d’atteindre la scène sans le moindre incident et d’être d’agréable compagnie avec nous dans le pit photo.



Après cette forte vague Française, viennent désormais les trois derniers groupes étrangers de la soirée. Galanterie oblige, c’est le quatuor féminin Crucified Barbara
Crucified Barbara


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qui termine sa tournée en France d’ouvrir la danse.
Le contraste est saisissant entre la prestation masculine vue précédemment et celle des femmes. Moins de dynamisme sur scène qui se cantonne au minimum syndical avec quelques headbangs pour la forme mais aussi moins de répondant côté fosse qui a perdu en densité. Pourtant la bande Suédoise ne se décourage pas et produit un mélange de Rock’N’ Roll et d’Heavy Metal particulièrement efficace. La technique est au rendez-vous avec une Klara Force qui manie bien le manche, sans mauvais jeu de mots et le coffre de Mia Coldheart n’a pas à rougir de ses homologues masculins. Leur set mettant l’accent sur leur dernier skeud In The Red est bourré de qualité dont le hit « Electric Sky » rejoindra « The Crucifer » et « Into Fire » dans un triptyque final explosif et toujours appuyé par un son cristallin.



Que ceux qui avaient peur de perdre leur virilité se réjouissent ! Les papys du Hardcore New-Yorkais sont dans la place. Avec pas loin de 25 ans d’expérience à leur actif et une liste longue comme le bras d’albums, on pouvait compter sur Madball
Madball


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pour nous retourner la Salle des Expositions.
On en attendait pas moins de Freddy Cricien qui d’entrée de jeu entame un marathon sur scène. Difficile en tant que photographe de capturer un portrait convenable tant le frontman longe les enceintes pour s’approprier le public jusqu’à descendre les rejoindre dans la fosse. Forte présence de ce musicien qui malheureusement est atténuée par une discrétion plus marquée aux cordes. En revanche le batteur se défend très bien aux fûts et bien souvent mis en avant par des lumières qui l’auréolent de gloire. Côté son, n’étant pas un adorateur du Hardcore, j’ai tout de même su reconnaître DNA et Doc Marten Stomp issus d’Hardcore Lives, leur dernier album à ce jour et qui a créé l’animation dans la fosse.
Tant d’activité m’a ouvert l’appétit pour une seconde fois si bien que j’ai raté une bonne partie du set à braver le froid pour une merguez.



La nuit se termine par le très attendu groupe de Black Metal, Behemoth
Behemoth


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Enfin attendu, façon de voir les choses car ce milieu n’a pas toujours forte réputation si bien que la salle se videra au fur et à mesure, laissant entrevoir une fosse éparse pour les Polonais.
La mise en scène est introduite par les premières notes de « Blow Your Trumpets Gabriel » du récent The Satanist. Nergal, encapuchonné, s’avance lourdement nappé dans une ambiance sombre, torche à la main alors que ses compères sont voilés d’une lumière blanche.
S’enchaîne très rapidement « Ora Pro Nobis Lucifer » suivi de près par « Conquer All ».
Passons tout de suite sur ce qui fâche : la qualité du son ! Aujourd’hui, chaque groupe a pu bénéficier d’une balance correcte et d’un son distinct afin d'honorer chaque instrument. Ici, seule la voix de Nergal et la batterie demeurent audibles. Non sans tomber dans le stéréotype, le Black Metal est connu pour sa sonorité de mauvaise qualité avec de fortes distorsions et une basse atténuée. Behemoth
Behemoth


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n’échappe pas à ce cliché qui a quelque peu terni le set. En dépit de ça, les rares festivaliers qui sont restés jusqu’au bout auront profité d’un show visuel bien maîtrisé à grand renfort de costume sombre et d’un panel de lumière accordé à chaque morceau. Cette réussite est aussi en partie due à son charismatique frontman, appuyé par l'imposant bassiste Orion lors de sessions synchronisées de headbangs ou par ses projections d’eau sur la foule. Certains auront reproché un manque de communication pour un groupe bien silencieux durant le set mais leur concert a été couronné de succès après un excellent « Chant for Eschaton 2000 ». Le quatuor ne peut s’arrêter comme ça non sans être plébiscité pour un rappel avec l’intense « O Father O Satan O Sun! » et clôtura ainsi cette première édition du Rock In Hell Festival.



Merci à Live! qui prépare sans aucun doute une deuxième édition, qui, on l’espère sera aussi riche musicalement avec toujours plus de groupes de qualité.

Remerciement à Sebastien.
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AUTEUR : Camille
Ayant commencé la photographie de concert la première fois en 2014 au tristement célèbre Bataclan de Paris pour le concert de Cannibal Corpse, Cam...
Ayant commencé la photographie de concert la première fois en 2014 au tristement célèbre Bataclan de Paris pour le concert de Cannibal Corpse, Camille a rapidement pris ses marques dans la fosse et couvre depuis les évènements de la Laiterie de Strasbourg. Ayant plus d'affinités pour les petites salles près de chez lui, il est arrivé de...
Ayant commencé la photographie de concert la première fois en 2014 au tristement célèbre Bataclan de Paris pour le concert de Cannibal Corpse, Camille a rapidement pris ses marques dans la fosse et couvre depuis les évènements de la Laiterie de Strasbourg. Ayant plus d'affinités pour les petites salles près de chez lui, il est arrivé de parcourir la France en participant au Hellfest, au Rock Your Brain Festival, à la Hard Rock Session et au Fall of...
Ayant commencé la photographie de concert la première fois en 2014 au tristement célèbre Bataclan de Paris pour le concert de Cannibal Corpse, Camille a rapidement pris ses marques dans la fosse et couvre depuis les évènements de la Laiterie de Strasbourg. Ayant plus d'affinités pour les petites salles près de chez lui, il est arrivé de parcourir la France en participant au Hellfest, au Rock Your Brain Festival, à la Hard Rock Session et au Fall of Summer. Facebook : Camille Fabro Photography Matos : Canon EOS 6D + Canon 24-7...
Ayant commencé la photographie de concert la première fois en 2014 au tristement célèbre Bataclan de Paris pour le concert de Cannibal Corpse, Camille a rapidement pris ses marques dans la fosse et couvre depuis les évènements de la Laiterie de Strasbourg. Ayant plus d'affinités pour les petites salles près de chez lui, il est arrivé de parcourir la France en participant au Hellfest, au Rock Your Brain Festival, à la Hard Rock Session et au Fall of Summer. Facebook : Camille Fabro Photography Matos : Canon EOS 6D + Canon 24-70 II F/2.8 + Canon 70-200 II IS F/4...

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