C'est, en tout cas, ce qu'Ozzy Osbourne réalise avec Scream, son 11e album studio . Et pour ce faire, le Prince des Ténèbres s'est doté d'un nouveau guitariste en la personne de Gus G., le fabuleux virtuose qui grattait au sein du groupe grec Firewind. Fabuleux prodige de l'école Berkley aux States, le guitariste a donc remplacé Zakk Wylde, gentiment évincé par Ozzy Osbourne pour sa trop grande implication dans Black Label Society au détriment du Madman.
Ce changement n'est pas anodin et cela s'entend dès les premiers accords de "Let It Die". Le son est plus lourd que jamais et tant Tonny Iommi (ex-Black Sabbath) que le regretté Randy Rhoads n'auraient pas renié ce formidable héritage dont Gus G. tire profit à merveille.
Connu pour ses frasques télévisuelles dans une série qui lui aura rapporté plus d'argent que de crédibilité, Ozzy Osbourne renoue avec ses origines artistique tout en s'offrant une solide cure de jouvance grâce à une sonorité des plus modernes.
Ozzy a toujours respecté ses nombreux fans et cette loyauté n'a jamais été prise en défaut même si ses dernières oeuvres manquaient parfois de consistance. Avec le single "Let Me Hear You Scream", le Madman devrait, à nouveau, conquérir son public et le voir obtempérer à ses injonctions.
Et ce n'est que juste revanche pour Ozzy car Scream aurait initialement dû s'intituler "Soul Sucka". Mais sous la pression énorme de sa fanbase, Ozzy a courbé l'échine et s'est incliné en lui offrant le titre qu'elle exigeait.
Le chanteur originel de Black Sabbath tient sa revanche au travers de ces 11 titres qui offrent un panel de surprises qui risquent de dérouter les fans les plus assidus. Les compositions "Soul Sucker" et "Life Won't Wait" montrent un Ozzy Osbourne sensible aux sonorités du metal industriel et confère une légitime modernité à des compositions qui n'en manquent pas.
Ozzy Osbourne s'est toujours attaché les services de guitaristes géniaux. On se souvient de Randy Rhoads, de Jack E Lee ou de Zakk Wylde. Et Gus G. ne dénote vraiment pas dans cette superbe lignée en apportant un souffle de fraîcheur. Il suffit de s'épancher sur ses accords de guitare acoustique de "Diggin' Me Down" pour se rendre compte qu'Ozzy tient là, un nouveau prodige...
Que dire aussi de "Time" ou de "I Love You All", véritables pépites d'un album qui montre un homme au sommet de son Art. Car à près de 62 ans, personne mieux qu'Ozzy ne sait ce que le terme rock n' roll signifie.
Maximum respect...
Ozzy Osbourne
Firewind
Black Label Society