Si le style développé par le trio originaire d'Hastings, dans le sud du Royaume-Uni, fait penser à du Black Sabbath, ce n'est pas pour autant que le groupe ne développe pas sa propre identité. Bien au contraire.
Clairement inspiré des riffs et de la musique des années fin 60 début 70, The Admiral Sir Cloudesley Shovell, dont le nom est emprunté à l'un des héros de la marine anglaise du 17e siècle, parvient à fournir une galette qui est loin d'être poussiéreuse.
En revisitant ce style qui donna naissance au Heavy Metal tel qu'on le connait, le combo anglais nous prend littéralement de court tant l'ambiance qu'il développe est particulière.
A peine l'introduction de "Mark of the Beast" terminée, les trois lascars nous emmènent dans un voyage qui pourrait être digne des meilleurs trips au LSD. Celui-ci, s'il commence lentement nous fera vite monter dans les tours dès l'apparition des premiers riffs bien gras! Il devient dès lors impossible de rester impassible. Bouger, il faut bouger.
Que ce soit les yeux fermés ou grands ouverts, si vous êtes normalement constitué et un brin réceptif à de telles mélodies, votre nuque, votre bassin et vos gambettes ne pourront plus rester en place!
Si sur certains morceaux comme "Devil's Island", la voix de Louis Comfort-Wiggett se confond avec celle d'Ozzy; l'homme au favoris bien fournis (on parle de Louis bien entendu) développe également son style bien à lui avec une voix à la fois rauque et caverneuse qui colle à merveille avec le son du groupe.
En conclusion, The Admiral Sir Cloudesley Shovell nous balance une vraie mine de soli et de riffs plus endiablés les uns que les autres, le tout en huit titres époustouflants.
Un album à écouter de toute urgence!

Admiral Sir Cloudesley Shovell