Chronique

ABORTED
The Necrotic Manifesto

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Century Media

14 titres - 42 minutes
Sorti le 28-04-2014


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Vendredi 30 mai 2014

Il n’y a pas à dire : Aborted
Aborted


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occupe bien le terrain depuis son retour en forme signé avec Global Flatline. Après 8 albums ayant alterné les hauts et les bas, ce réveil à un son plus robuste, couplé à une certaine idée de la brutalité à la Aborted
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, ont remis les Belges (si on peut encore parler de groupe belge, vu l’internationalisation du groupe) sur de bons rails, bien aidés aussi, il est vrai, par les tournées à profusion au cours desquelles le groupe a manifestement mis tout le monde d’accord question férocité. De quoi préparer (et accueillir !) ce nouvel album sous les meilleures auspices.

Comme c’est un peu l’habitude avec Aborted
Aborted


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, The Necrotic Manifesto a été enregistré avec un nouveau line up : les deux guitaristes Eran Segal et Michael Wilson ont ainsi été remplacés par les néerlandais Danny Tunker (God Dethroned
God Dethroned


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, Prostitute Disfigurement
Prostitute Disfigurement


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) et Mendel Bij De Leij. Un changement loin de porter préjudice au groupe, bien au contraire, puisque les idées amenées par ces deux guitaristes font un bien fou au groupe. Alors certes, on a perdu au change le côté un peu crade de Global Flatline, mais ce qui a été perdu en groove a été regagné en efficacité mélodique et en riffs qui tapent.

En effet, si l’on passe la classique intro un peu zombiesque-horreur constituée par Six Feet Of Foreplay, on repère dans The Extirpation Agenda un vigoureux condensé de ce qui attend l’auditeur... qui va se faire dégommer sèchement. Tout en mélodie blastisante à souhait, on retrouve dans des morceaux tels que The Extirpation Agenda, Necrotic Manifesto ou The Davidian Deceit de quoi se défouler comme il faut : ça riffe (très) dur, et ça fait (très) mal, surtout quand Aborted se permet par ailleurs d’amener des breaks lourds à souhait (Coffin upon Coffin ou An enumeration of cadavers).

Le tout forme un album homogène… et même peut-être un peu trop. Défaut habituel pour le genre, et pour Aborted
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en particulier, un sentiment de répétitivité se dégage de l’ensemble, même si des titres se détachent avec vigueur comme le très réussi Purity of perversion, ou le bien speed Chronicles Of Detruncation et son magnifique solo. Des soli qui vont faire parler : magnifiques, ils aèrent l’album de manière intelligente (Sade and libertine lunacy, An Enumeration Of Cadavers) et font prendre conscience de l‘influence très Carcass
Carcass


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qui a toujours existé chez Aborted
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, mais qui n’a peut-être jamais été aussi évidente. Pièces maitresses de cet album, il reste difficile de concevoir comment il aurait pu tenir la route sans cet apport crucial.

Difficilement attaquable, le niveau technique atteint dans cet album nécessitait d’être correctement mis en valeur. A nouveau signée Jacob Hansen, la production est propre et puissante, mais conserve ce côté compressé un peu irritant sur la longueur. Cela dit, si l’on avait voulu démontrer à certains qu’il n’est pas nécessaire de sonner deathcore pour brutaliser les oreilles d’autrui, on ne s’y serait pas pris autrement.

Citons également la présence toujours appréciable d’invités : Julien Truchan de Benighted
Benighted


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, Vincent Bennett de The Acacia Strain
The Acacia Strain


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et Phlegeton de Wormed
Wormed


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donnent un peu plus de saveur au menu 2014 de Aborted, ce qui est loin de nous déplaire, surtout quand il s’agit de compléter les vocals de Sven, un peu répétitifs il est vrai.

Aborted
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signe donc un album à inscrire au top de sa discographie. Le genre d’album qui pourra plaire aussi bien aux fans qui y retrouveront la brutalité des albums phares du combo (Goremageddon ou The Archaic Abattoir), qu’aux nouveaux venus qui gagneront ici un album par lequel il n’est pas interdit de commencer, et en tout cas meilleur que son prédécesseur. Un bon cru, et de quoi renouveler la setlist des concerts à venir !


Tags : aborted brutal death hansen carcass
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